J Jan Garbarek voit le jour le 4 mars 1947 à Mysen (Norvège). Apprenti musicien passionné, il étudie la batterie avant de choisir le saxophone pour des raisons pratiques et la découverte des disques de John Coltrane.

Après avoir gagné un concours amateur en 1962, le jeune soliste consolide sa réputation sur scène et s'engage dans des improvisations complexes au sein de divers groupes jusqu'en 1965.

Jan et George

Fort d'une notoriété locale, Jan Garbarek est amené à rencontrer le pianiste d'avant-garde George Russell lorsque celui-ci s'installe en Norvège. L'association entre le saxophoniste scandinave et le virtuose américain dure quatre années qui seront très profitables à celui qui va devenir le chef de file d'un nouveau courant scandinave du jazz. Ils enregistrent notamment une Electronic Sonata for Souls Loved By Nature.

Le mariage avec ECM

Lorsque Jan Garbarek débute sa carrière discographique avec une formation composée du guitariste Terje Rypdal, du contrebassiste Arild Andersen et du batteur Jon Christensen, Russell produit le premier album Esoteric Circle paru en 1969 sur le label Freedom. Après l'obtention d'une bourse qui lui permet d'étudier aux Etats-Unis, Garbarek est signé sur le label ECM de Manfred Eicher, auquel son nom sera rattaché tout au long de sa carrière.

Les albums Afric Pepperbird (1970), Triptykon (1972) et surtout Witchi-Tai-To (1973) sont les premières oeuvres majeures du saxophoniste ténor et soprano dont le style distant et l'approche intellectuelle divisent les amateurs de jazz, malgré quelques pièces à la beauté évidente.

Au cours de la décennie 1970, Garbarek se joint au quatuor pan-européen formé par le pianiste Keith Jarrett, et enregistre une série d'albums qui font recette, notamment Belonging (1974) et My Song (1977), puis l'accompagne dans des tournées mondiales. Pour ses propres albums, il est épaulé par Edward Vesala, Bobo Stenson ou Palle Danielsson, et est invité à jouer auprès de Charlie Haden, Egberto Gismonti, Bill Connors et Kenny Wheeler.

Jan Garbarek Group et musiques du monde

Lors de la décennie suivante, il s'entoure du bassiste Eberhard Weber et des guitaristes Bill Frisell et David Torn pour les albums Paths, Prints (1981), Wayfarer (1983) ou It's Okay to Listen to the Gray Voice (1984), publiés sous le nom de Jan Garbarek Group.

Par la suite, Garbarek s'aventure dans les musiques du monde sur les albums I Took Up the Runes (1990), Ragas and Sagas enregistré avec le chanteur pakistanais Ustad Fateh Ali Khan, ou Madar (1992) avec Anouar Brahem (oud) et Shaukat Hussain (tablas). En 1993, il collabore avec l'Hilliard Ensemble sur l'album Officium. L'expérience sera renouvelée sur Mnemosyne en 1999.

Reconaissance publique

Sorti en 1995, l'album Visible World vaut à Jan Garbarek un grand succès. Son style personnel et indémodable est maintenant reconnu par un large public qui accueille avec bienveillance chacun de ses albums dont Rites (1998), In Praise of Dreams (2004), ou son premier album live en tant que leader, Dresden, en 2009.

L'année 2010 voit la sortie de Officium Novum. L'oeuvre oecuménique enregistrée avec la formation de musique ancienne The Hilliard Ensemble dans le monastère de Saint-Gérold (Autriche), associe musiques traditionnelles, classique (profane ou sacrée) et sonorités modernes.

Loïc Picaud

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