N Né au cœur du Jura il y a bientôt 24 ans, Guillaume alias Aslove a grandi dans un environnement artistiquement favorable. Ses parents sont mélomanes et musiciens amateurs, un piano à queue trône dans le salon et, « ​comme tous les guitaristes, mon père était fan de Jimi Hendrix​ », se souvient Guillaume.

Après avoir fait ses armes dans des groupes de rock où il officie à la batterie, instrument qu’il expérimente depuis ses cinq ans, le jeune garçon découvre l’électronique grâce au premier album de Justice, dont les codes rock’n’roll et le son ultra synthétique le marquent à vif. Il décide de monter un groupe sous l’influence (trop) évidente du duo parisien. À 15 ans, c’est le temps de l’indépendance : Guillaume devient Aslove. En écoutant une fois de plus l’album ​Axis : Bold As Love d’Hendrix, son nom de scène se révèle à lui. Il participe à des compétitions de DJ, plonge à oreilles perdues dans le monde de la nuit... À l’âge de 16 ans, il travaille déjà comme résident en club – pour ce, il a demandé sa majorité anticipée !

À 20 ans, enfin dégagé de toute obligation scolaire, il peut laisser libre cours à son inspiration et se consacrer à la composition. Après quelques covers réussies (des Rolling Stones à Corinne Bailey Rae), il s’impose parmi les valeurs montantes de l’électro hexagonale. En 2017, il est signé chez Universal, et s’illustre avec des singles tels que « Put Your Records On » ou « So High ». Entre temps, Guillaume a appris l’art de la production et d’autres instruments, de la guitare à l’harmonica, devenu son complice en studio comme sur scène. Dans le viseur d’Aslove, des ambitions artistiques bien définies : mixer ses inspirations, de la brazilian bass au blues ou au rock psychédélique, souffler le chaud et le froid, allier des mélodies latines aux grands genres occidentaux... Ses références, elles, restent d’un riche éclectisme : Led Zeppelin, l’opéra ​Carmen​, les Beatles, Razorlight, Calvin Harris, les Strokes, Bruno Mars ou Mark Ronson, touche-à-tout qui cultive à la fois un son vintage et contemporain.

Doté d’un sens esthétique très aiguisé, Aslove veille à son identité visuelle de près, quitte à passer pour un perfectionniste : « ​Pour le moment, je peux encore me permettre d’avoir un œil sur tout ce qui concerne l’apparence de ma musique, et c’est ce qui m’épanouit tout autant que composer​ ». Il n’est jamais à court d’idées : en attendant un album à venir en fin d’année, Guillaume a décidé de détourner le concept du calendrier de l’Avent en sortant un morceau par mois sur les plateformes. Sorti le 15 février, le premier-né s’appelle « Dancing ». Chanté par Dalvin, ce morceau citoyen du monde a mis plus de trois ans à trouver sa voix, aujourd’hui porté par un riff de guitare et des rythmiques relevées.

À l’instar d’un Andy Warhol adepte d’une inventive sérigraphie, cette nouvelle démarche d’Aslove s’inscrit résolument dans une initiative pop. La performance a également toute son importance : deux semaines après chaque sortie de single, il se produira en session live dans des lieux improbables de Paris avec l’interprète en question, histoire de conférer du vécu scénique à son travail studio. Alors ​que les couplets respectent l’ADN pop de Guillaume, les refrains d’obédience club, eux, assument désormais son amour pour le dance-floor. Un amour qui s’avère parfois dévorant : après quelques mois parisiens, Guillaume a décidé de s’offrir une hibernation musicale dans la verdure du Jura pour se concentrer davantage sur son art. Qu’on se rassure cependant, il ne s’éloignera jamais très loin des platines et des rendez-vous mensuels qui devraient nous tenir en haleine les saisons à venir.
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