D DALIDA
Biographie par Jacques Pessis



LES JEUNES ANNÉES

Qu’il était pauvre et abandonné ce village de Calabre, Serrastretta, d’où partirent les grands-parents de Dalida dans l’espoir du rêve oriental, d’une vie meilleure.

17 janvier 1933… Naissance de Iolanda, fille de Pietro et Giuseppina Gigliotti. Pietro est premier violon à l’opéra du Caire, sa femme Giuseppina reste à la maison. Ils ont déjà un fils de 3 ans, Orlando. Le cadet, Bruno (connu plus tard sous le nom de Orlando), naît quelques années après. La famille Gigliotti, aux racines calabraises, vit au Caire dans un modeste appartement dans le quartier populaire de Choubra.
Entre un père musicien et une grand-tante comédienne de théâtre, Eléonora Duze rivale de Sarah Bernhardt, les gènes d’artiste sont presque évidents pour Iolanda. Très jeune, elle doit subir deux opérations aux yeux à la suite d’une maladie mal soignée, l’obligeant à porter des lunettes durant son enfance et son adolescence.
Elle fait ses études à l’école des sœurs Maria Ausiliatrice. Elle montre une telle passion pour le spectacle que c’est naturellement toujours elle que l’on choisit pour jouer dans les pièces de fin d’année scolaire.

1939, la guerre éclate, l’Égypte est alliée aux Anglais contre Hitler. Tous les Italiens vivant en Égypte sont arrêtés. Le père de Iolanda passe ainsi quatre années interné au camp de Fayed, en plein désert. Il revient physiquement et moralement épuisé. Malade, il disparaît en 1945.


MISS ONDINE ET MISS ÉGYPTE

Pour aider financièrement sa mère, Iolanda travaille comme secrétaire-dactylo dans une entreprise d’import-export de produits pharmaceutiques. Elle rêve, depuis toujours, de se faire un nom dans le monde du spectacle et tout particulièrement d’être actrice. Ses idoles s’appellent alors Ava Gardner et Rita Hayworth.
À 16 ans, elle jette par la fenêtre ses lunettes qui l’ont tant fait souffrir et, pour se prouver à elle-même qu’elle est devenue très belle, elle se présente en 1952 à l’élection de Miss Ondine. Elle gagne le concours et se retrouve, le lendemain, en photo dans tous les quotidiens locaux, au grand désespoir de sa mère qui n’était pas au courant que sa fille avait participé à un concours de beauté.
Elle devient mannequin chez Donna, une maison de couture alors très célèbre au Caire. En janvier 1954, elle remporte le titre de Miss Égypte. Dans les salons de l’Auberge des Pyramides, vêtue d’un maillot deux pièces « panthère », portant le numéro 7, elle fait sensation. Elle est repérée par trois réalisateurs de cinéma qui se trouvent dans la salle   le Français Marc de Gastyne, l’Égyptien Niazi Mostafa et l’Américain William Dieterle. Ils vont exaucer son rêve d’enfance.

20 novembre 1954 
Dans Le Masque de Toutankhamon qui sort aujourd’hui en Égypte, Iolanda joue le rôle d’une danseuse espionne. Marc de Gastyne réalise, là, la troisième apparition à l’écran de Iolanda en quelques mois à peine. Elle a commencé par être la doublure de Rita Hayworth dans le film Joseph et ses frères de William Dieterle. Ce projet sera abandonné et le casting changé. Joan Collins remplacera Rita Hayworth, Howard Hughes reprendra la mise en scène du film qui sortira sous le titre La Terre des pharaons. Iolanda a ensuite interprété une vamp faussement hollywoodienne dans Un verre, une cigarette de Niazi Mostafa, paru en septembre 1954. Parce qu’elle ressemble à Hedy Lamarr, l’héroïne de Samson et Dalila de Cecil B. De Mille, le réalisateur lui suggère alors de prendre le pseudonyme de Dalila.

25 décembre 1954 
Iolanda, dite « Dalila », débarquée au Bourget à bord d’un Constellation a passé sa première nuit à Paris. Marc de Gastyne, séduit par son charisme à l’écran, lui a conseillé de tenter sa chance en France. Avec sa femme Shira, ils lui proposent de l’héberger quelque temps dans leur modeste appartement près des Champs-Élysées. De Gastyne lui a trouvé un imprésario, un vieil ami à la retraite, le colonel Vidal, qui veut se reconvertir dans le spectacle. Enthousiaste, il offre à Dalila le voyage du Caire à Paris. Très vite, il s’avère que le colonel ne connaît pas grand-chose à ce métier.
Un mois après son arrivée, la jeune femme s’installe dans une chambre de bonne, 67 rue de Ponthieu, à côté des Champs-Élysées, puis, le 9 mai 1955, emménage rue Jean Mermoz, avec pour voisin un certain Alain Delon.
Entre deux rendez-vous avec des directeurs de casting, elle écrit à sa mère, affirmant qu’elle est très heureuse « près de la plus belle avenue du monde dans un quartier rempli de vitrines ». En fait, elle est très inquiète, car elle ne parvient pas à décrocher le moindre rôle. Elle ne se décourage pas pour autant. Pour subsister, elle décide de tenter sa chance dans la chanson. Au Caire, on lui a mille fois affirmé qu’elle avait une très jolie voix. Elle prend ainsi des cours avec Roland Berger, un professeur qui lui apprend à placer sa voix.

Septembre 1955 
Grâce à l’intervention de son agent le colonel Vidal, Dalila est engagée au Drap d’Or, un cabaret des Champs-Élysées, devenu aujourd’hui Raspoutine, une discothèque branchée. Comme d’autres, sur la rive droite ou gauche de la Seine, il est fréquenté chaque soir par un public chic qui vient boire un verre et découvrir des vedettes en puissance. Le cachet est faible, mais s’y produire constitue la meilleure façon d’accéder aux grandes scènes de music-hall et de se faire remarquer par les gens de la profession. Quelques semaines seulement après ses débuts au Drap d’Or, elle accepte la proposition de chanter aussi, à quelques centaines de mètres de là, à La Villa d’Este, un cabaret très renommé près des Champs-Élysées. Elle devient le « lever de rideau » d’un spectacle dont les têtes d’affiche son Juliette Gréco, ex-muse de Saint-Germain-des-Prés, et Charles Aznavour.
Un soir, l’un des habitués, l’auteur dramatique Alfred Machard, lui conseille de modifier son patronyme et de remplacer le dernier « l » par un « d » comme Dieu le père. Dalila devient Dalida. C’est un véritable succès chaque soir. Elle restera à l’affiche pendant un an.

9 avril 1956 
Tous les lundis soirs à l’Olympia, a lieu une émission : Les numéros un de demain. Elle est organisée par Bruno Coquatrix, maître des lieux, et Lucien Morisse, directeur artistique d’Europe n°1. Tous deux cherchent de nouveaux talents pour rajeunir le paysage de la chanson française.
Quelques minutes avant de pénétrer dans le temple du boulevard des Capucines, Eddie Barclay, le « roi du microsillon », et Lucien Morisse hésitent entre cinéma et music-hall. Confortablement installés au bar Romain, rue Caumartin, ils n’arrivent pas à se décider. Eddie penche pour le cinéma, Lucien pour l’Olympia. Ils jouent leur choix au 421. Les dés finalement tranchent en faveur de Lucien et, du même coup, de Dalida. Dix-septième concurrente sur vingt, Dalida chantera à l’Olympia, drapée à la romaine dans une robe blanche. Elle interprétera d’une voix encore incertaine, le succès du moment de Gloria Lasso, Étranger au paradis. Lucien Morisse a le coup de foudre pour la femme, Eddie Barclay pour l’artiste et Bruno Coquatrix voit, en elle, le premier sex-symbol du music-hall.

28 août 1956 
Le premier 45 tours de Dalida, Madona, produit par Eddie Barclay, sort aujourd’hui. Europe n°1 le diffuse à plusieurs reprises, à la satisfaction des auditeurs qui jugent la voix « grave, peu commune et intéressante ». Fort de cet accueil, Lucien Morisse récidive. Un deuxième disque, Le Torrent, est enregistré dans la foulée.

28 octobre 1956
Lucien Morisse ne perd pas de temps. Il croit en Dalida, et veut trouver la chanson qui fera de sa protégée, une star. Un troisième 45 tours sort deux mois, jour pour jour, après le tout premier. Le titre 1 de la face A est une adaptation de Guaglione, des couplets créés par Marino Marini, un orchestre alors célèbre en Italie. Rebaptisés Bambino, ils vont bouleverser la vie de Dalida et le quotidien des Français.


LA BAMBINITE

« La France s’est mise à bambiner »… « Notre pays souffre d’une bambinite aiguë »… C’est en ces termes qu’éditorialistes et humoristes accueillent et reconnaissent le succès d’une chanson, « matraquée » plusieurs fois par jour sur Europe n°1. En moins de trois semaines, le 45 tours se vend à trois cent mille exemplaires. Il se retrouve en tête de « la Bourse des vedettes », le hit-parade de la fin des années cinquante. Il va demeurer, pendant un an, dans les vingt premières places. Il est aujourd’hui considéré comme un classique dont la diffusion totale est estimée à quarante millions de disques. Le 17 septembre 1957, Dalida devient la première femme à recevoir un « disque d’or », mais aussi à créer un fan club où l’on répond, chaque semaine, à plusieurs milliers de lettres. La sensualité de l’interprète séduit les garçons, et les adolescentes veulent lui ressembler. Elles se ruent sur les déshabillés sexy, les soutiens-gorge de dentelle noire et les pantalons ajustés. Les ventes de rimmel explosent. Les critiques saluent « la Bardot de la chanson », à l’heure où BB triomphe à l’écran, avec Et Dieu créa la femme. Face à Dalida et son Bambino, deux autres femmes font aussi l’actualité : Grace Kelly, qui vient d’épouser le Prince Rainier, et Françoise Sagan, alors célèbre pour son roman Bonjour tristesse mais aussi pour sa folie du jeu.

27 février 1957
Dalida chante pour la première fois à l’Olympia. Elle apparaît en « supplément de programme » du spectacle de Charles Aznavour, c’est-à-dire en ouverture. En vieux routier du music-hall, Bruno Coquatrix sait qu’il est impossible de passer du jour au lendemain, du statut d’espoir du disque à celui de star. Si l’on va trop vite, la chute peut se révéler aussi brutale que l’ascension. Suivant un plan mûrement réfléchi, il fait signer, à la jeune artiste, des contrats s’étalant sur plus d’une année. Après l’Olympia, qui se termine le 19 mars, il l’envoie à Bobino, du 19 avril au 1er mai. Elle assure la fin de la première partie. Le 19 septembre, elle retrouve l’Olympia où elle est la « vedette américaine » de Gilbert Bécaud. Des galas en France, en Belgique, une apparition quotidienne dans la ville étape du Tour de France 1958   remporté par le Luxembourgeois Charly Gaul  , une soirée à Alger, pendant l’été pour le moral des soldats français, complètent son apprentissage de la scène. Elle acquiert l’art de se déplacer et de toucher le cœur du public, sans en faire trop. Le 9 octobre 1958, à Bobino, elle se trouve pour la première fois en haut de l’affiche. Les quinze chansons qu’elle interprète figurent depuis deux ans en bonne place dans le classement des meilleures ventes de disques. La partie était gagnée d’avance. Un triomphe avant beaucoup d’autres…
Bruno Coquatrix pensait que le music-hall français manquait de sex-appeal. Il trouve en Dalida LA nouvelle idole de la jeunesse avec toutes les qualités d’une icône incontestée : la grâce, la beauté, le charme sensuel, une présence unique et un timbre de voix original.
 
LES CHANSONS TOP DE L’ANNÉE 1957

MIGUEL : enregistrée le 22 février
TU N’AS PAS TRÈS BON CARACTÈRE : enregistrée le 29 avril
BUENAS NOCHES MI AMOR : enregistrée le 20 mai
HISTOIRE D’UN AMOUR : enregistrée le 17 octobre
GONDOLIER : enregistrée le 9 décembre


26 décembre 1958
Dalida est à New York. Norman Granz, l’imprésario américain d’Ella Fitzgerald, lui propose un contrat de quinze ans d’exclusivité pour la lancer dans la chanson aux États-Unis. Mais Lucien Morisse et Eddie Barclay l’ont dissuadée de tenter l’aventure outre-Atlantique de peur de la perdre. Elle refuse, donc, sans hésiter. Elle aime la France et ce public qu’elle vient à peine de conquérir. L’abandonner serait une erreur et, surtout, un regret.
 
LES CHANSONS TOP DE L’ANNÉE 1958

DANS LE BLEU DU CIEL BLEU (Volare) : enregistrée en mars
JE PARS : enregistrée le 12 mai
AÏE MON CŒUR : enregistrée le 19 mai
LES GITANS : enregistrée le 2 juillet
COME PRIMA : enregistrée le 29 septembre
DU MOMENT QU’ON S’AIME : enregistrée le 2 octobre


2 mars 1959
En recevant le trophée des « Bravos du music-hall », en même temps qu’Yves Montand, Dalida est sacrée star de l’année. Ce titre, décerné par le public, s’ajoute à ceux reçus au cours des douze derniers mois : l’Oscar de la chanson française de Radio Monte Carlo, qui va lui être attribué pendant cinq ans d’affilée   un record  , et le Coq d’or de la chanson française pour Les Gitans. Les honneurs ne s’arrêtent pas là. Le 28 septembre 1959, pendant la soirée de clôture du Festival de Berlin, on lui remet, devant un parterre de 15 000 personnes, un Lion d’or pour Am Tag als der Regen kam, sa création en allemand de la chanson composée par Gilbert Bécaud, Le jour où la pluie viendra. Ce refrain est tellement populaire outre-Rhin que Dalida a été accueillie à sa descente d’avion par une fanfare jouant cette chanson.

23 septembre 1959 
Dalida fait sa rentrée au Théâtre de l’Étoile à Paris dans la nouvelle formule sur une idée de Bruno Coquatrix « Juke-box ». Brigitte Bardot, enceinte, assiste à la première en compagnie de son mari Jacques Charrier. Dans la salle également présents Sacha Distel, Charles Aznavour… Un triomphe de trois semaines pour celle que l’on surnomme désormais « Miss Juke-box ». Un référendum, organisé auprès des jeunes, la place en tête des artistes les plus écoutés dans ces machines devenues, dans toute la France, depuis cinq ans, des piliers de bars. Né aux États-Unis, au lendemain de la guerre, ce qu’on a baptisé « l’électrophone automatique » permet, moyennant une pièce de 20 centimes, d’écouter le 45 tours de son choix.
 
LES CHANSONS TOP DE L’ANNÉE 1959

HAVA NAGUILA : enregistrée le 5 février
GUITARE ET TAMBOURIN : enregistrée le 5 février
CIAO CIAO BAMBINA : enregistrée le 25 février
TOUT L’AMOUR : enregistrée le 27 février
LA CHANSON D’ORPHÉE : enregistrée le 22 mai
LOVE IN PORTOFINO : enregistrée en juillet
NE JOUE PAS : enregistrée le 3 novembre
J’AI RÊVÉ : enregistrée en décembre
T’AIMER FOLLEMENT : enregistrée le 29 décembre


Juillet 1960
À l’heure où Melina Mercouri triomphe au cinéma avec Jamais le dimanche, un film réalisé par Jules Dassin, son mari, Dalida enregistre la bande originale, intitulée Les enfants du Pirée. Pour parfaitement restituer le climat de l’histoire, elle est accompagnée par des bouzoukis, le plus traditionnel des instruments de musique, en Grèce. La chanson devient le succès de l’été. Dalida l’enregistre en cinq langues : français, italien, anglais, espagnol et allemand. La chanson sera numéro un dans tous ces pays.

31 décembre 1960
Le cadeau de fin d’année d’une télévision française, encore en noir et blanc : un show de Dalida. Accompagnée par des boys et des danseuses, elle rend hommage à Mistinguett, la reine de la revue. Elle l’admire, mais ne l’a jamais rencontrée. Elle a disparu en janvier 1956, sept mois avant la sortie de son premier 45 tours. L’audimat est maximal : près de six millions de téléspectateurs à l’heure où l’on recense, en France, un peu moins de deux millions de postes. Un triomphe qui s’ajoute aux deux trophées décernés, quelques semaines plus tôt, par les Italiens : un Oscar de la popularité et une Louve d’or, symbolisant la meilleure vente de disques de l’année.
 
LES CHANSONS TOP DE L’ANNÉE 1960

ROMANTICA : enregistrée le 2 avril
L’ARLEQUIN DE TOLÈDE : enregistrée le 27 avril
LES ENFANTS DU PIRÉE : enregistrée le 2 juin
ITSI BITSI PETIT BIKINI : enregistrée le 15 septembre
GARDE-MOI LA DERNIÈRE DANSE : enregistrée le 17 décembre


18 avril 1961 
À la mairie du 16e arrondissement, Dalida régularise cinq années d’amour en épousant son pygmalion, Lucien Morisse. Dans la mairie bondée de journalistes et de photographes, tout le monde attend le « oui » de la mariée. Seul problème, le petit frère, Orlando, est en retard et sa sœur est pressée... Alors d’un geste large de tragédienne, Dalida décide : Commençons sans lui, ça lui apprendra pour la prochaine fois. » À l’issue de la cérémonie, l’aubade est assurée par une foule de fans, entassés derrière des barrières, et par un orchestre dirigé par Raymond Lefèvre qui interprète les plus grands succès de la chanteuse. Avant un dîner réservé aux intimes dans une auberge près de Paris, les nouveaux mariés se retrouvent à la Foire du Trône pour une séance photo organisée par l’hebdomadaire Jour de France.
Le bonheur est au rendez-vous. Hélas, la roue de la vie tourne parfois encore plus vite qu’un manège. Un mois plus tard, invitée au Festival de Cannes où elle est aussi photographiée que Sophia Loren, prix d’interprétation féminine, Dalida croise, dans une discothèque, le regard d’un jeune et très beau peintre d’origine polonaise, Jean Sobieski. C’est le coup de foudre ! Elle tombe immédiatement sous le charme. Leur amour est vite découvert par les paparazzis, le scandale éclate à la une de tous les journaux. Lucien Morisse, blessé, décide de se venger en boycottant ses chansons à la radio. Le divorce est inévitable. Dalida quitte le domicile conjugal de la rue d’Ankara, laissant le duplex à Lucien Morisse, et part s’installer avec Jean Sobieski dans un appartement loué à Neuilly. Par la suite, l’amitié entre les ex-époux se révélera un attachement indéfectible, beaucoup plus fort que l’amour.

6 décembre 1961
Un soir de première à l’Olympia pour Dalida, Richard Anthony assure la première partie. Avant le lever de rideau, elle découvre dans sa loge une couronne de fleurs mortuaire, avec, en guise d’inscription : « À la chanson défunte, vive Édith Piaf ! » Le choc est rude. Dalida n’en laisse rien paraître. Elle se donne, en scène, comme jamais. À la quatrième chanson, Je me sens vivre, la salle est debout.
L’ovation qu’elle reçoit en retour inflige un démenti cinglant à ce qui, de toute évidence, n’est rien d’autre qu’une cabale. La récompense suprême vient de Piaf qui, en la félicitant, ajoute en souriant : « Après moi, ce sera vous. » Un mois plus tard, à l’issue de triomphes quotidiens, les journalistes reconnaissent le talent, le travail et la ténacité de celle qu’ils présentent désormais comme « une grande dame de la chanson ».
 
LES CHANSONS TOP DE L’ANNÉE 1961

24 000 BAISERS : enregistrée le 8 février
NUITS D’ESPAGNE : enregistrée en mai
TU PEUX LE PRENDRE : enregistrée le 8 septembre
TU NE SAIS PAS : enregistrée en novembre
PAPA ACHÈTE-MOI UN JUKE-BOX : enregistrée le 1er décembre
LA LEÇON DE TWIST : enregistrée le 1er décembre


5 février 1962
C’est l’événement de la soirée à la télévision. Dans l’émission consacrée à l’actualité du disque, Dalida chante et danse La Leçon de twist. C’est Johnny Hallyday, la nouvelle idole des jeunes qui lui donne sa première leçon. « Il s’est montré, dit-elle, le plus amical des professeurs de ce rythme nouveau. » Son 45 tours, sorti deux mois plus tôt, est régulièrement diffusé sur Europe n°1 et sur toutes les radios. À la pointe des nouveaux courants, Dalida s’impose, éclatante. Ceux qui assuraient qu’elle allait être balayée par la vague yé-yé s’inclinent.

16 mai 1962
En se promenant sur la Butte Montmartre, main dans la main avec Jean Sobieski, Dalida repère, rue d’Orchampt, une maison de six étages, avec une tour et un petit jardin d’où l’on aperçoit le Moulin de la Galette. Elle est à vendre. Dalida casse sa tirelire et fait un emprunt. Elle envisagera parfois de s’en séparer, mais ne la quittera jamais, jusqu’à son dernier jour.

8 septembre 1962
Dalida innove encore. Elle vient de tourner, sous la direction du jeune Claude Lelouch, le scopitone de la bande originale du film événement, Le jour le plus long, qui raconte le débarquement des Alliés, le 6 juin 1944. Elle apparaît dans une tenue de soldat, au milieu des bombes. Une image insolite, mais innovante pour elle, et qui trouve son public. La chanson sera numéro un au hit-parade.
 
LES CHANSONS TOP DE L’ANNÉE 1962

PETIT GONZALES : enregistrée le 2 avril
LE JOUR LE PLUS LONG : enregistrée le 8 septembre
QUE SONT DEVENUES LES FLEURS ? : enregistrée le 8 septembre


Mars 1964
Les voyages forment la jeunesse et permettent à Dalida de la conserver. Au cours de ces trois dernières années, elle a chanté autour de la planète. Elle s’est produite, entre autres, à Téhéran devant l’impératrice Farah Diba, en Italie   où elle s’est vu décerner un Oscar mondial du juke-box à Cortina d’Ampezzo  , au Brésil et à Fort-de-France   où, accueillie par une foule immense à l’aéroport, les journalistes écrivent qu’elle a reçu un accueil aussi fort que celui réservé, quelques mois auparavant, au général de Gaulle.

4 septembre 1964
Dalida revient à l’Olympia après cinq mois de tournée à travers la France, où elle a parcouru près de trente mille kilomètres et interprété plus de deux mille chansons   bilan d’une centaine de galas et de récitals dans toutes les villes étapes d’un Tour de France historique où Anquetil résiste victorieusement à Poulidor, l’éternel second. Le moment le plus fort de l’été demeurera celui de son entrée en scène, le 14 août, à Draguignan. Sans prévenir personne, elle a renoncé aux cheveux noirs, qui avaient fait son image de marque, et choisi de devenir blonde. Une façon, pour elle, de se moderniser un peu plus encore.
Dalida est donc de retour à l’Olympia avec Claude Nougaro en première partie. Le soir de la première, des invités prestigieux   Charles Aznavour, Johnny Hallyday en permission de son service militaire, Sylvie Vartan et Françoise Hardy   bénéficient d’un traitement de faveur. Des routiers les conduisent boulevard des Capucines, à bord de leur quinze tonnes. Un cadeau qu’ils offrent à la chanteuse qui a officiellement accepté de devenir symboliquement leur marraine. De nouveaux fans qui s’ajoutent à une liste qui ne cesse de s’allonger.
 
LES CHANSONS TOP DE 1963 / 1964

TU CROIRAS : enregistrée le 19 janvier 1963
LE JOUR DU RETOUR : enregistrée en juin 1963
EUX : enregistrée en octobre 1963
CE COIN DE TERRE : enregistrée en janvier 1964
CHAQUE INSTANT DE CHAQUE JOUR : enregistrée le 15 juin 1964
AMORE SCUSAMI : enregistrée le 5 novembre 1964


24 avril 1965
Un sondage réalisé par le très sérieux Institut Français d’Opinion Publique (IFOP) est sans appel. Dalida est la chanteuse préférée des Français. Elle distance largement Piaf, Sheila, Sylvie Vartan et quelques autres encore... Les intellectuels l’encensent aussi. Saluant de nouveaux triomphes à Bobino et à La Tête de l’Art, un cabaret proche de l’Opéra, un critique des prestigieuses Lettres Françaises écrit : « Sainte Totoche entre dans le calendrier. » Un clin d’œil à une chanson de Charles Aznavour, évoquant les femmes délaissées, qu’elle vient d’enregistrer.

Août 1965
La danse des vacances, c’est celle de Zorba. La chanson de la bande originale du film Zorba le Grec, de Michael Cacoyannis avec Anthony Quinn, enregistrée par Dalida, est le succès de l’été, elle se classe numéro un en France, au Brésil et un peu partout dans le monde. Bras dessus, bras dessous, sur les plages comme dans les discothèques, on s’initie, en quatre temps et sept mouvements, au sirtaki. Certains assurent que les pas remontent au temps d’Aristote. Personne ne conteste leur propos. On découvrira beaucoup plus tard, qu’ils ont été imaginés par un chorégraphe, pendant le tournage du long métrage, à partir de la musique de Míkis Theodorákis.
 
LES CHANSONS TOP DE L’ANNÉE 1965

VIVA LA PAPPA : enregistrée le 13 février
LA DANSE DE ZORBA : enregistrée en juin
SCANDALE DANS LA FAMILLE : enregistrée le 22 septembre
FLAMENCO : enregistrée le 22 septembre
IL SILENZIO (Bonsoir mon amour) : enregistrée le 22 septembre


Été 1966
Dalida et Luigi Tenco se croisent durant l’été, sur un plateau de télévision à Rome. Elle interprète Bang bang, son grand succès du moment. Ils échangent à peine un regard. Ce n’est qu’en septembre de la même année que Dalida fait la connaissance de ce jeune auteur-compositeur italien que lui présentent les patrons de sa maison de disques transalpine. Beau, jeune, la voix rauque, l’air sombre, la peau mate, les yeux noirs, Luigi séduit immédiatement Dalida, et réciproquement. À l’issue du dîner qu’elle organise dans son hôtel particulier de Montmartre, elle accepte de parrainer le jeune homme lors du prochain Festival de San Remo et de chanter la chanson qu’il a composée, Ciao, amore ciao. Dès lors, Dalida et Luigi ne se quittent plus. Ils vont vivre un amour passionnel et secret. Un amour, que la disparition brutale de Luigi élèvera, au rang de légende.


LUIGI TENCO, SON AMOUR

Le 26 février 1967, la France stupéfaite apprend que Dalida a voulu mettre fin à ses jours. Elle a loué une chambre d’un palace parisien, Le Prince de Galles, puis avalé un tube de somnifères. La femme de chambre l’a découverte vingt-quatre heures après, juste à temps. À l’hôpital, elle va passer cinq jours dans le coma. Petit à petit, la vérité éclate. Elle a voulu rejoindre Luigi Tenco, celui qu’elle aimait. Il s’est tiré une balle dans la tête parce que la chanson qu’elle défendait avec lui, Ciao, amore ciao, a été éliminée au premier tour du Festival de San Remo. Le 7 février, elle est apparue au Palmarès des chansons de Guy Lux, comme si de rien n’était. Elle n’a rien montré d’une dépression qui l’a conduite à tenter de dire adieu à la vie. Le 8 juin, vêtue d’une longue robe blanche, elle fait sa rentrée à la télévision. Elle interprète Les grilles de ma maison, la gorge serrée, au bord des larmes.

Septembre 1966
Dalida travaille résolument en famille. Sa secrétaire est sa cousine Rosy, son frère cadet, Bruno, que tout le monde appelle Orlando et qui a appris le métier avec Eddie Barclay, devient son directeur artistique.
 
LES CHANSONS TOP DE L’ANNÉE 1966

EL CORDOBES : enregistrée le 5 janvier
PARLEZ-MOI DE LUI : enregistrée en juin
PETIT HOMME : enregistrée le 1er octobre


5 octobre 1967
Vêtue d’une longue robe blanche, qui tranche avec les tenues de ses dix premières années de carrière, Dalida triomphe, une fois encore à l’Olympia. Michel Polnareff assure la première partie. Dans France Soir, Jacqueline Cartier écrit : « Dalida a tué mademoiselle Bambino. »
La nouvelle Dalida est née !
 
LES CHANSONS TOP DE L’ANNÉE 1967

CIAO AMORE CIAO : enregistrée le 6 janvier 
LES GRILLES DE MA MAISON : enregistrée le 4 mai
JE REVIENS TE CHERCHER : enregistrée le 13 septembre


5 décembre 1968
Dalida entourée de sa famille, de ses amis et des petits poulbots de Montmartre dont elle est la marraine, reçoit des mains de Bernard Rocher, président du Conseil de Paris, la médaille de la ville de Paris, et au nom du général de Gaulle la médaille de la présidence de la République, dans les salons de l’hôtel de ville. Dalida sera la seule chanteuse à recevoir cette distinction. Le représentant du chef de l’État souligne les succès de la chanteuse dans le monde, mais aussi la gentillesse et la modestie de la femme : « En vous remettant cette médaille, j’ai voulu honorer une Française de qualité, une grande dame de Paris .» Le général de Gaulle recevra ensuite Dalida en audience privée.
 
LES CHANSONS TOP DE L’ANNÉE 1968

SI J’AVAIS DES MILLIONS : enregistrée le 16 janvier
LA BAMBOLA : enregistrée le 10 juin
LE TEMPS DES FLEURS : enregistrée le 20 septembre


LA PARENTHÈSE DE L’INDE 

Le 2 novembre 1969, Dalida est « L’invitée du dimanche » à la télévision. Elle répond aux questions d’un écrivain, Arnaud Desjardins. Son livre, Les Chemins de la sagesse où il raconte son initiation à la spiritualité par un sage tibétain, Swâmi Prajnânpad, a passionné la chanteuse. Devant les caméras, elle semble plus à l’écoute du bouddhisme, évoqué par son interlocuteur que par les questions qu’il lui pose. Quelques semaines plus tard, elle décide de le suivre en Inde pour passer quelques jours dans un monastère. Elle songe même à abandonner son métier et consacrer son temps à la méditation. Sa rencontre avec Swâmi Prajnânpad la fait changer d’avis. Il parvient à la convaincre de reprendre le chemin de la vraie sagesse, celle qui mène aux scènes où son public la réclame.
 
LES CHANSONS TOP DE L’ANNÉE 1969

L’ANNIVERSAIRE : enregistrée le 3 février
LES VIOLONS DE MON PAYS : enregistrée en juin
L’AN 2005 : enregistrée le 3 octobre
LE CLAN DES SICILIENS : enregistrée le 14 octobre


1er Juillet 1970
La boucle est bouclée. Son jeune frère, Orlando, est désormais son producteur. Il crée la société International Show qui deviendra plus tard Productions Orlando, un label sous lequel sortiront les disques de sa sœur. Darla dirladada sera le premier succès d’une très longue série.
Ce label produira par la suite d’autres artistes, dont Hélène Segara.

11 septembre 1970
Au retour d’une nuit dans un casino et à l’issue d’une dispute avec Agathe, sa femme, Lucien Morisse se tire une balle dans la tête. Dalida   qui, depuis leur divorce, avait conservé, avec son ex-mari, des rapports d’affection très forts et une complicité qui ne s’était jamais démentie   vit cette tragédie comme un nouveau drame personnel. Il est le deuxième « homme de sa vie » à choisir le suicide. Quelques années plus tard, Dalida avouera à quelques intimes le regret d’avoir quitté Lucien Morisse : « Quand on est jeune, on ne réalise pas, c’est l’homme avec qui j’aurais pu vieillir. »


LES LECTURES DE DALIDA

Dalida ne s’en cache pas. Dans sa bibliothèque, on trouve, en vrac, des livres signés Freud, Jung, Jacques Monod, David Cooper et Jean Hamburger. Les journalistes s’en amusent. Elle n’en a que faire. Ces textes qui parlent tous de religion et de philosophie l’apaisent, lui rendent la vie plus supportable.

18 septembre 1971
Giuseppina meurt des suites d’une embolie. Elle avait 67 ans. Dalida perd brutalement une mère qu’elle adorait, essentielle à son cœur. En 1967, Dalida avait installé sa maman dans son hôtel particulier après sa première tentative de suicide.

24 novembre 1971 
Annoncée par des affiches de trente mètres de long et de quatre mètres de haut sur les Champs-Élysées, Dalida fait sa rentrée à l’Olympia, avec Mike Brant en première partie. Le public et les critiques plébiscitent un nouveau répertoire, dont elle a choisi les textes pour leur valeur poétique. On la surnomme « la reine du théâtre », « une Phèdre moderne ». Bruno Coquatrix ne dissimule pas sa surprise. Il ne croyait pas à ce changement de style. Il avait même refusé de produire le spectacle et s’était contenté de louer la salle à Orlando et à sa sœur. Beau joueur, il reconnaît son erreur et propose à « Dali » de revenir quand elle le veut, sans avoir à débourser le moindre centime…
 
LES CHANSONS TOP DE L’ANNÉE 1970

CONCERTO POUR UNE VOIX : sortie le 15 avril
DARLA DIRLADADA : sortie le 15 juillet
ILS ONT CHANGÉ MA CHANSON : sortie le 5 novembre
 

RICHARD, COMTE DE SAINT-GERMAIN

C’est par des amis qui dînaient le soir du 21 octobre 1972 chez elle, que Dalida a rencontré Richard Chanfray qui se présente comme la réincarnation du Comte de Saint-Germain et affirme être capable de changer le plomb en or. Il ajoute être né voici un millier d’années. Coup de foudre, ils ne vont plus se quitter.
À ceux qui la mettent en garde contre celui qui va partager sa vie pendant neuf ans, avec des hauts et des bas, elle répond : « Je l’aime, il est disponible, il me fait rire, je ne suis plus toute seule. »
Richard est un écorché vif. Un soir, dans la maison de Montmartre, il blesse d’un coup de fusil un inconnu qu’il a pris pour un cambrioleur. Il s’agissait, en fait, de l’amant de l’employée de maison. Dalida met fin à sa détention provisoire en versant sa caution. Elle témoigne ensuite, en sa faveur, au cours d’un procès qui se termine par une condamnation à un an de prison avec sursis et une forte amende. Le couple bat alors de l’aile, même s’il n’en montre rien. Les deux amants se séparent en février 1981. Richard se suicidera le 20 juillet 1983. Il est le troisième « homme de sa vie » à mette fin à ses jours…
 
LES CHANSONS TOP DES ANNÉES 1971 / 1972

LA ROSE QUE J’AIMAIS : sortie le 23 avril 1971
JÉSUS BAMBINO : sortie en juillet 1971
MAMY BLUE : sortie en octobre 1971
AVEC LE TEMPS : sortie en novembre 1971
LES CHOSES DE L’AMOUR : sortie en janvier 1972
MAMINA : sortie en mars 1972
PARLE PLUS BAS (Le Parrain) : sortie le 18 septembre 1972
POUR NE PAS VIVRE SEULE : sortie le 30 novembre 1972


17 janvier 1973 – PAROLES, PAROLES
Orlando ramène Paroles, paroles d’Italie où il a passé ses vacances au mois de juillet, une chanson qu’il a entendue au générique d’une émission de télévision. Il la bloque tout de suite auprès de l’éditeur français pour Dalida. Elle écoute la chanson et appelle immédiatement son ami de toujours, Alain Delon. Il connaît la chanson, puisqu’il revient d’Italie où il a tourné Le Professeur. Il est ravi que Dalida ait pensé à lui. La chanson a été enregistrée en quelques heures. À leurs débuts, ils ont habité des chambres voisines près des Champs-Élysées. Ils ont vécu, au début des années soixante à Rome, une belle et discrète histoire d’amour… Paroles, paroles pulvérise les records de vente de 45 tours en France et dans le monde, tout particulièrement au Japon où Alain Delon est un dieu vivant. L’expression entre dans le langage courant et les politiques de tout bord l’emploient souvent pour évoquer ceux qui font des promesses et ne les tiennent jamais.

25 juillet 1973
Dalida fait le succès de la chanson de Serge Lama dans une version très personnelle de Je suis malade. Elle a souhaité enregistrer cette chanson parce qu’elle se sent particulièrement touchée par un sujet qu’elle a vécu : la dépression qu’elle appelle « la déchirure de l’abandon ».
 
LES CHANSONS TOP DE L’ANNÉE 1973

PAROLES, PAROLES : sortie le 17 janvier
POUR NE PAS VIVRE SEUL : sortie le 17 janvier
MAIS IL Y A L’ACCORDÉON : sortie le 7 mai
VADO VIA : sortie le 25 juillet
JE SUIS MALADE : sortie le 25 juillet
JULIEN : sortie le 15 décembre


18 janvier 1974
Derrière les paroles de Il venait d’avoir 18 ans, une chanson signée Pascal Sevran, Pascal Auriat et Serge Lebrail, se cache une histoire d’amour authentique que Dalida n’avait, jusqu’alors, évoquée que devant son frère Orlando et sa cousine, secrétaire et confidente, Rosy. En décembre 1967, Dalida fait la connaissance d’un jeune Italien prénommé Lucio. Il lui rappelle par plusieurs aspects son amour disparu, Luigi Tenco, dont Lucio est un fervent admirateur. Cette amitié va très vite se transformer en une liaison amoureuse. Seul inconvénient Lucio est son cadet de douze ans. Elle tombe enceinte et décide de ne pas garder l’enfant, jugeant que le jeune homme n’était pas suffisamment mûr pour devenir père. Il ne le saura jamais. Par la suite elle le regrettera toute sa vie, surtout au moment où elle apprendra qu’elle ne peut plus être mère.

18 février 1974
L’album enregistré à l’Olympia un mois plus tôt (Hervé Vilard assurait la première partie) contient la chanson la plus longue de l’histoire du music-hall. Gigi l’Amoroso dure 8 minutes ! Pour terminer son tour de chant, Dalida souhaitait une chanson qui lui offrirait à la fois la possibilité de chanter et jouer la comédie sur scène. Orlando fit appel à l’équipe fétiche de Dalida (Michaële, Lana et Paul Sebastian) pour travailler sur cette idée. Le public est en délire. Les critiques saluent la base d’une pièce de théâtre que Pagnol aurait pu écrire et que Vittorio de Sica aurait parfaitement pu mettre en scène au cinéma. Le titre devient un phénomène de société. Enregistré en six langues, il se retrouve en tête des ventes dans douze pays.
 
LES CHANSONS TOP DE L’ANNEE 1974

GIGI L’AMOROSO : sortie le 18 janvier
IL VENAIT D’AVOIR 18 ANS : sortie du 45t le 18 janvier
ANIMA MIA : sortie le 12 juin
MANUEL : sortie le 3 décembre


HUIT OSCARS EN UNE SOIRÉE

13 janvier 1975… Un Musicorama spécial est diffusé en direct sur Europe 1. Dalida est l’invitée exceptionnelle d’une émission qui, dix-neuf ans plus tôt, lui a porté bonheur. La fête se termine par une surprise. À l’issue des rappels, Jacques Ourevitch, animateur de la station, surgit sur scène et lui remet huit Oscars, symbolisant les ventes de ses enregistrements en Europe pendant l’année 1974. Dans la foulée, elle reçoit une série de quatre disques d’or pour la France, un pour l’Allemagne, un disque de platine pour le Bénélux et un Cœur d’or symbolisant, en Espagne, l’interprète étrangère numéro un des douze mois écoulés. Bruno Coquatrix conclut cette exceptionnelle distribution des prix en lui offrant un Oscar mondial pour avoir occupé le plus grand nombre de fois, la place de numéro un du hit-parade des ventes. Un palmarès jamais égalé !
 
LES CHANSONS TOP DE L’ANNÉE 1975

MEIN LIEBER HERR : sortie en juin
C’EST MIEUX COMME ÇA (Le Parrain 2) : sortie en août
NE LUI DIS PAS : sortie le 29 octobre


15 juin 1976 
Dalida retrouve sa terre natale. Un immense moment d’émotion filmé par Michel Dumoulin, dans le cadre d’un documentaire, Dalida pour toujours, (diffusé le 1/11/77 sur TF1). Elle ne peut dissimuler ses larmes lorsqu’elle revoit la maison de son enfance, dont les murs délabrés sont devenus jaunes. Elle découvre, à l’entrée de l’immeuble, une plaque où il est écrit : « Ici est née Dalida, chanteuse. » Elle exige qu’on la retire car elle cache une inscription beaucoup plus importante à son cœur : « Pietro Gigliotti, primo violonista. »

4 janvier 1977
Retour à l’Olympia jusqu’au 26 janvier. Nicolas Peyrac assure la première partie.
Dalida crée sur scène, ce soir-là, son succès Femme est la nuit et chante pour la première fois la chanson que Gilbert Bécaud a composée pour elle, Amoureuse de la vie.


L’AMBASSADRICE DE LA PAIX

Automne 1976… S’inspirant d’une mélodie folklorique, Dalida enregistre Salma ya salama en arabe, puis en français. La version française se classe immédiatement numéro un en France et la version arabe devient un hymne national en Égypte et dans tout le Moyen-Orient. Le 20 janvier 1977, à l’aéroport de Jérusalem, Anouar el-Sadate, venu engager un processus de paix est accueilli par la chanson de Dalida, Salma ya salama.
Le 20 décembre 1977, Dalida chante devant Hassan II et, le 17 avril 1978, devant Hussein de Jordanie. Le 3 juin 1979, à l’issue d’un concert dans une salle de 20 000 places, le président égyptien la reçoit en audience privée. Il lui propose de prononcer un discours à la Chambre des députés. « Ma place n’est pas là-bas », répond-elle. Mais, aux yeux de la population, elle est désormais « l’Ambassadrice de la paix ».
 
LES CHANSONS TOP DE 1976 / 1977

J’ATTENDRAI : sortie du 45t le 12 janvier 1976
BESAME MUCHO : sortie le 20 mai 1976
FEMME EST LA NUIT : sortie en février 1977
AMOUREUSE DE LA VIE : sortie en février 1977
SALMA YA SALAMA : sortie le 6 octobre 1977


29 et 30 novembre 1978
Deux concerts au Carnegie Hall de New York, la salle la plus prestigieuse des États-Unis. Dalida chante en français, anglais, égyptien, italien et hébreu. Les places se sont arrachées au marché noir. Le critique du New York Magazine écrit : « Elle est une Barbra Streisand qui aurait fréquenté l’École Berlitz. De toutes les chanteuses intercontinentales qui se sont produites jusqu’ici à New York, elle est de loin la meilleure. »


DALIDA DISCO

Le 12 janvier 1976, sort J’attendrai. Orlando a eu l’idée d’adapter au rythme d’aujourd’hui une chanson de Rina Ketty qu’il écoutait, enfant, au Caire, sur le poste de TSF familial. À Montréal, pendant la tournée au Québec, Dalida et Orlando découvrent, grâce aux médias, qu’ils viennent de créer le premier disco français. Ce nouveau rythme fait fureur dans toutes les discothèques à New York et a déjà commencé à envahir l’Allemagne. Conforté par le triomphe exceptionnel que rencontre J’attendrai (numéro un aux hit-parades de janvier 1976) en France et dans toute l’Europe, Orlando trouve que le disco habille très bien sa sœur. Il réitère l’opération, le 20 mars 1978, en sortant Génération 78 où Dalida reprend en version disco ses succès d’hier, en duo avec Bruno Guillain. C’est le tube de l’été dans les discothèques. Un an plus tard, elle récidive. Laissez-moi danser (Monday Tuesday) sort le 15 juin 1979. À la fin de l’été, la chanson est certifiée « disque de platine ». Ce succès la conduit à lancer le défi le plus fou de sa carrière : dix-huit shows géants, à Paris, au Palais des Sports. Elle est la première femme à se produire chaque soir devant 4 000 personnes. Accompagnée par trente musiciens et douze danseurs, elle change douze fois de costumes en 130 minutes. « Un spectacle éblouissant qui restera dans les mémoires, comme un modèle du genre », écrivent les critiques.
 
LES CHANSONS TOP DE 1978 / 1979 / 1980

GÉNÉRATION 78 : sortie le 20 mars 1978
ÇA ME FAIT RÊVER : sortie en juin 1978
LE LAMBETH WALK : sortie en novembre 1978
LAISSEZ-MOI DANSER : sortie le 15 juin 1979
COMME DISAIT MISTINGUETT : sortie le 21 novembre 1979
IL FAUT DANSER REGGAE : sortie le 21 novembre 1979
CHANTEUR DES ANNÉES 80 : sortie le 30 octobre 1980
À MA MANIÈRE : sortie le 30 octobre 1980
GIGI IN PARADISCO : sortie en janvier 1980


18 mars 1981
Dalida fête ses 25 ans de carrière à l’Olympia durant cinq semaines. À l’issue du concert, Michel Drucker lui remet le premier disque de diamant de l’histoire de la chanson.

10 mai 1981
Elle salue l’élection de son ami François Mitterrand à la présidence de la République. Le 21 mai, elle est en première ligne, au Panthéon, lors d’une cérémonie qui marque les esprits. Elle ne fait pas de politique, mais va payer au prix fort sa complicité amicale avec le chef de l’État. Certains médias tenteront même de boycotter son travail. Pour calmer les esprits, Dalida décidera d’entreprendre une grande tournée à l’étranger durant dix-huit mois.

Février 1982
Dalida demeure plus populaire que jamais. Un sondage réalisé par Paris Match, sur les femmes qui ont le plus influencé les Français, la place en troisième position, derrière Simone Veil et Édith Cresson et… devant Danièle Mitterrand.

17 janvier 1983
Dalida fête ses cinquante ans. Un passage de cap qui, dans son âme, est plus un jour de tristesse que de joie. Elle vit seule, sait qu’elle ne pourra jamais avoir d’enfant ni même en adopter. Son entourage remarque que quelque chose s’est cassé. Sur scène ou à la télévision, elle chante presque mécaniquement…

8 décembre 1984
Dalida manifeste place de la Bastille pour sauver NRJ, menacée d’une interdiction d’émettre parce qu’elle brouille d’autres stations, moins puissantes. À la demande de Max Guazzini, l’un de ses anciens collaborateurs devenu l’avocat de la plus célèbre des radios libres, Dalida demande à Jacques Attali de faire passer un message à François Mitterrand : une telle mesure le rendrait très impopulaire auprès des jeunes. Son appel est entendu. Le Président ordonne la fin des poursuites. Dalida a sauvé la station.

29 septembre 1986
Dalida retrouve Choubra et Le Moderne, la salle de cinéma où, enfant, elle rêvait de devenir actrice. Son souhait est devenu réalité. Elle apparaît à l’écran, à l’occasion de la projection en avant-première du Sixième jour, de Youssef Chahine. Trois millions d’Égyptiens lui font un triomphe. On la salue comme « une grande actrice, une tragédienne ».
Sorti en France le 16 novembre, ce long métrage reconnu unanimement par les critiques ne touchera qu’un public de cinéphiles.

21 octobre 1986
Dalida donne deux récitals à Los Angeles. À son retour en France, les projets affluent. On parle même d’une comédie musicale où elle jouerait le rôle de Cléopâtre. 
 
LES CHANSONS TOP DES ANNÉES QUATRE-VINGT

FINIE LA COMÉDIE : sortie le 5 février 1981
IL PLEUT SUR BRUXELLES : sortie en mars 1981
LA CHANSON DU MUNDIAL : sortie en mars 1982
CONFIDENCES SUR LA FRÉQUENCE : sortie le 15 juillet 1982
MOURIR SUR SCÈNE : sortie le 20 avril 1983
FEMME : sortie le 3 novembre 1983
SOLEIL SOLEIL : sortie le 20 mars 1984
POUR TE DIRE JE T’AIME : sortie le 1er octobre 1984
KALIMBA DE LUNA : sortie le 1er octobre 1984
LE VISAGE DE L’AMOUR : sortie en juin 1986
LE SIXIÈME JOUR : sortie le 3 décembre 1986


7 mars 1987
Dalida remet le César de la meilleure musique de film. Son ultime apparition sur le petit écran.

27 avril 1987 – MOURIR SUR SCÈNE
Dalida chante à Antalya, devant le Président turc. Son ultime concert, quarante-huit heures avant son départ.

3 mai 1987
Trompant la vigilance de ses proches, elle met fin à ses jours. En guise d’adieu, elle laisse, sur la table de nuit de sa chambre, un simple mot : « La vie m’est insupportable. Pardonnez-moi. »


 DALIDA IMMORTELLE

Une statue de Dalida grandeur nature, signée Aslan, se trouve sur sa tombe, au cimetière de Montmartre. Depuis le 24 avril 1997, une place porte son nom, elle est ornée d’un buste de Dalida érigé à sa mémoire. Les touristes y affluent aussi nombreux qu’au Sacré-Cœur. En 2001, la Poste Française a fait imprimer un timbre à son éffigie.
En 2005, Dalida revit sous les traits de la comédienne italienne Sabrina Ferilli dans un téléfilm tourné par Joyce Buñuel. Diffusé en deux parties les 2 et 3 mai sur France 2, ce téléfilm événement réunit plus de 13 000 000 de téléspectateurs, arrivant très largement en tête des audiences.
Le 11 mai 2007, à l’initiative du maire de Paris, Bertrand Delanoë, Paris lui rend hommage à travers une grande exposition, 20 ans déjà, qui se tient à l’hôtel de ville. Taux de fréquentation record : 300 000 visiteurs !
Orlando perpétue sa mémoire, à travers des rééditions de ses enregistrements, des versions réorchestrées et des émissions spéciales qui lui sont dédiées. Dalida demeure plus que jamais présente dans le cœur de plusieurs générations d’admirateurs.
Avec le temps, tout ne s’en va pas…

2017
8 Février 2016 
Débute le tournage à Paris du film « DALIDA ». Réalisé par Lisa Azuelos coproduit par Pathé et Bethsabée Mucho. Scénario Lisa Azuelos en collaboration avec Orlando. Avec Sveva Alviti dans le rôle de Dalida, Jean Paul Rouve, Nicolas Duvauchelle, Riccardo Scamarcio Vincent Perez, Patrick Timsit, Alessandro Borghi, et Niels Schneider.
Le tournage a duré 3 mois et les prises de vues ont eu lieu à France en Italie et au Maroc.
Sortie en salle le 11 janvier 2017.

Spectacle musical « HIT PARADE » en hologramme au Palais des congrès dès le 12 janvier, ensuite en tournée dans toute la France, avec Dalida, Claude François, Sacha Distel et Mike Brant.

Exposition au musée Galliera à Paris au mois d’avril de toutes les plus belles robes de Dalida ainsi que toutes ces tenues de scène pour plusieurs mois. Cette exposition a été possible grâce au don qu’a fait Orlando au musée Galliera de la ville de Paris. Toute sa garde-robe devient patrimoine national pour toujours.

En 2017, tous ces événements exceptionnels auront lieu à l’occasion des 30 ans du départ de Dalida en 1987.

Dalida a vendu 120 millions de disques dans le monde de son vivant et 20 millions de plus depuis qu’elle est partie.



UN PALMARÈS SANS PRÉCÉDENT

Dans sa carrière Dalida a enregistré en dix langues, soit environ 500 chansons en français, 200 en italien et 200 en différentes langues : allemand, anglais, espagnol, japonais, etc.

1957 : Première femme à recevoir un disque d’or pour Bambino.

1958 : Première artiste à créer son fan club : des milliers de lettres chaque semaine.
Trophée les Bravos du music-hall avec Yves Montand, décerné par le public.
Oscar de la chanson française de Radio Monte Carlo attribué pendant 5 années consécutives.

1959 : Coq d’or de la chanson française pour Les gitans.
Lion d’or à Berlin pour Am Tag als der Regen Kam.
L'Italie lui remet deux prix : L'Oscar de la popularité " et "La Louve d'Or" (meilleure vente de disques de l’année)

1960 : Le grand Prix de la chanson Italienne.

1961 : L'Oscar de la chanson avec Charles Aznavour.

1962 : Nommée citoyenne d'honneur de la Calabre en Italie.

1963 : Oscar mondial du juke-box.

1964 : Disque de platine pour plus de 10 millions de disques vendus (seule artiste féminine à avoir reçu cette distinction !).

1965 : CICO VIOLA Prix au Brésil pour "Zorba o Greco".
(24 avril) Classée n°1 des chanteuses préférées des Français par l’IFOP.

1966 : Pour la deuxième fois on lui décerne les Bravos du Music-hall .

1967-1968 : Oscar de Canzonissima, la plus grande émission télé en Italie.

1968 : Élevée au rang de Commandeur des Arts, Sciences et Lettres, elle reçoit la Croix de vermeil.
Cette même année, elle se voit décerner la médaille de la ville de Paris et la médaille de la présidence de la République décernée par Charles de Gaulle (seule chanteuse à recevoir cette haute distinction).
Élue marraine des poulbots de Montmartre.

1969 : Reçoit le prix italien au MIDEM (plus grosse vente de disque).
Oscar Radio Hit Parade Luxembourg. Suivi de plusieurs autres au cours de sa carrière.

1970 : Darla-Dirladada, 75 000 disques vendus en une semaine.
2ème Oscar de Radio Luxembourg (Meilleure performance de ventes réalisée).

1972 : L'Oscar de popularité.

1973 : Médaille d'Or A. P. P. C. B. 1973.
Oscar « Triomphe de la chanson » pour l’année 1973.

1974 : N°1 dans 12 pays différents : dans 9 avec Gigi l’Amoroso, dans 3 autres avec Il venait d’avoir 18 ans.

1975 : Un Oscar mondial pour saluer la place de n°1 des hit-parades internationaux des ventes de disques.
Huit Oscars remis à l’Olympia symbolisent les ventes record en Europe de l’année écoulée.
Quatre disques d’or pour la France.
Un disque d’or pour l’Allemagne.
Un disque de platine pour les ventes de Gigi l’amoroso au Benelux (détrône ainsi Frank Sinatra qui détenait le record depuis 1966 avec Strangers in the night).
Un Cœur d’or pour l’interprète étrangère n°1 des 12 derniers mois en Espagne.
Prix de l’Académie du disque français pour Il venait d’avoir 18 ans.

1976 : Élue femme de l'année au CANADA (devant Jackie Kennedy).

1977 : Médaille d'honneur en Égypte.

1978 : Premier Clip Vidéo avec "Génération 78" ce titre est le tout premier "remix" dans histoire de la chanson.

1980 : Première femme à se produire chaque soir devant 5 000 personnes : 18 shows géants au Palais des Sports : 30 musiciens, 12 danseurs, 12 tenues de scène époustouflantes et une mise en scène signée Lester Wilson (chorégraphe du film Saturday Night Fever avec John Travolta).

1981 : Premier disque de diamant de l’histoire de la chanson (récompense de 25 ans de succès).
Golden Europa décerné en Allemagne pour la vedette la plus populaire de l’année.

1982 : Classée par Paris Match n° 3 des femmes qui ont le plus influencé les Français (derrière Simone Veil et Édith Cresson, et devant Danièle Mitterrand).

1984 : Médaille d'honneur décernée à Bruxelles.

1985 : Référendum : Dalida classée chanteuse préférée des Français.
La Médaille du talent et de la sagesse remise à Dalida par le Canada.
La Turquie lui remet le "Papillon d'Or" (Grand prix de popularité le plus convoité des pays méditerranéens).

1987 : Pour la première fois dans l'histoire de "La monnaie de Paris" après Charles de Gaulle, Paris dédie sa monnaie à l'effigie de Dalida en Or, Bronze et Argent.

1988 : Encyclopædia Universalis publie un classement des événements et/ou personnalités (sondage SOFRES) qui ont le plus marqué les Français de 1968 à 1998. La mort de Dalida (avec 10%) arrive juste après le général de Gaulle (16%) et devant Jean-Paul II (7%) et Mère Teresa (3%).

1997 (24 avril) : Inauguration de la place Dalida dans le 18e arrondissement de Paris, ornée d’un buste érigé à sa mémoire, sculpté par Aslan.
En octobre 1997 Montmartre présente sa cuvée Dalida. Première artiste à être honorée de cette façon.
Dalida sera l'artiste qui aura vendu le plus de disques dans l'hexagone au cours de cette année 1997 avec 1,2 million d'albums vendus.

2000 : Une première lors de l'exposition "Au delà du spectacle" organisée par le centre Georges Pompidou à Paris (du 28 Novembre 2000 au 24 janvier 2001. En collaboration avec le "Walker Art Center" de Minneapolis). On installera une maison témoin, en grandeur nature et qui n'est autre que la reproduction de la villa de la chanteuse DALIDA à Montmartre. Chaque jour, des centaines de personnes se rendent devant l'hôtel particulier qu'habitait la chanteuse, il est devenu une sorte de monument, un lieu de pèlerinage, un spectacle.

2001 : La Poste édite un timbre à son effigie.
Résultats du sondage IFOP sur les Artistes qui ont marqués le XXe siècle :
Acteur : Jean Gabin
Chanteur : Johnny Halliday
Chanteuse : Édith Piaf et Dalida

2003 : Création de la comédie musicale Une vie au théâtre Le Capitole à Québec.
Plusieurs spectacles lui sont consacrés en Italie, et se poursuivent toujours, ainsi qu’à Moscou et au Brésil.
Un classement a été établi, selon trois critères : les chiffres de ventes d'albums et de singles, le nombre de passages à la radio, et le classement dans le hit-parade DALIDA sera classée à la troisième place après Madonna et Céline Dion. En 2003 Dalida reste l'artiste française N°1 !

2005 (2 et 3 mai) : Diffusion en 2 parties du téléfilm Dalida de Joyce Buñuel sur France 2 avec Sabrina Ferilli, Christophe Lambert, Charles Berling et Alessandro Gassman. Record d’audience : 13 millions de téléspectateurs !
Le 1er janvier 2005, sondage en Italie, "Dalida" pour l'année 2004 est l'interprète préférée des italiens et arrive en 1er position de ce sondage. Elle est également classée 7eme des artistes en Italie les plus collectionnés.
Mars 2005 France 2 Télévision a réalisé un classement sur - Les 100 plus grands Français de tous les temps - DALIDA sera classée 58ème. Catherine Deneuve - Brigitte Bardot - Simone Signoret - Édith Piaf et Dalida seront les seules artistes femmes du show-biz à avoir été choisies et à figurer dans ce classement.

2007 (mai) : Grande exposition, 20 ans déjà, à l’initiative du maire de Paris, Bertrand Delanoë. 300000 visiteurs !

2012 : Année anniversaire marquée par la sortie d’une luxueuse et très complète intégrale « Les diamants sont éternels (24CD avec de nombreux inédits), d’un double CD hommage « Depuis qu’elle est partie » et d’un coffret triple DVD live « 3 Concerts inédits ». Tous les médias célèbrent l’événement par la diffusion de nombreuses émissions dont un magnifique portrait « Un jour un destin » (France2) et une forte exposition en presse et sur le Net. 25 ans après sa disparition, Dalida est, plus jamais, présente dans le cœur du public.

2017 
8 Février 2016 : Débute le tournage à Paris du film « DALIDA ». Réalisé par Lisa Azuelos coproduit par Pathé et Bethsabée Mucho. Scénario Lisa Azuelos en collaboration avec Orlando. Avec Sveva Alviti dans le rôle de Dalida, Jean Paul Rouve, Nicolas Duvauchelle, Riccardo Scamarcio Vincent Perez, Patrick Timsit, Alessandro Borghi, Niels Schneider.
Le tournage a duré 3 mois et les prises de vues ont eu lieu à France en Italie et au Maroc.
Sortie en salle le 11 janvier 2017.

Spectacle musical « HIT PARADE » en hologramme au Palais des congrès dès le 12 janvier, ensuite en tournée dans toute la France, avec Dalida, Claude François, Sacha Distel et Mike Brant.

Exposition au « Musée GALLIERA » à Paris au mois d’avril de toutes les plus belles robes de Dalida ainsi que toutes ces tenues de scène pour plusieurs mois. Cette exposition a été possible grâce au don qu’a fait Orlando au « Musée GALLIERA » de la ville de Paris. Toute sa garde-robe devient patrimoine national pour toujours.

En 2017, tous ces événements exceptionnels auront lieu à l’occasion des 30 ans du départ de Dalida en 1987.

Dalida a vendu 120 millions de disques dans le monde de son vivant et 20 millions de plus depuis qu’elle est partie.

 
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