N Né le 7 décembre 1988 à Londres de parents d'origine ghanéenne, Benjamin Sainte-Clementine s'installe à Paris en 2008.

Tous les nouveaux talents musicaux ne proviennent pas du mirage internet et de ses réseaux sociaux. C'est sur la ligne 2 du métro parisien qu'est remarqué Benjamin Clementine, un multi-instrumentiste londonien installé dans la capitale française depuis deux ans quand il retient l'attention d'un producteur. Équipé d'un piano-jouet ou d'une guitare selon les jours, le jeune homme à la voix grave chante ses propres compositions teintées de soul, de folk et de blues.

Signé sur le label Behind de Lionel Bensemoun et Matthieu Gazier, Benjamin Clementine enregistre un premier EP de trois titres lancé en juin 2013 avec la composition « Cornerstone ». En une semaine, la presse s'agite autour de ce nouveau phénomène et brandit des comparaisons inévitables envers Randy Newman, Gil Scott-Heron ou Terry Callier.

En attendant un premier album rempli de promesses, Benjamin Clementine vogue de séances improvisées en interviews pour montrer son talent à l'état brut. Les espoirs placés dans cet enfant de la soul sont confirmés par la sortie, en janvier 2015, du premier album At Least for Now. Sur ses onze titres, celui-ci reprend « Cornerstone », « Condolence » et « Nemesis », qui ont établi sa réputation, aux côtés de nouvelles compositions. Cette réussite saluée par la critique s'accompagne d'un couronnement au Mercury Prize britannique.

Il s'ensuit une longue tournée avant de travailler à un deuxième album ambitieux, I Tell a Fly (septembre 2017), dont le récit métaphorique des aventures d'un couple d'oiseaux est prétexte à un large balayage des genres musicaux, comme en témoignent les extraits « Phantom of Aleppoville », « God Save the Jungle » et « Jupiter ».

Loïc Picaud

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