{"talentId":"20000049480","dotDigitalId":"6912075","realName":"Chesney Henry Baker Jr.","longBiography":"&laquo; La perfection, on le sait, n'existe pas. Mais lui, quand il joue, il en est tr&egrave;s proche &raquo;, Riccardo Del Fra (contrebassiste).<br /><br />Chesney Henry Baker <em>Chet</em> Baker, Jr. est n&eacute; &agrave; Yale (Oklahoma), le 23 d&eacute;cembre 1929. Sa m&egrave;re travaille dans une parfumerie, son p&egrave;re a &eacute;t&eacute; contraint par la D&eacute;pression &agrave; abandonner la musique. Apr&egrave;s une installation en Californie du sud &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de treize ans, le jeune homme s&rsquo;empresse d&rsquo;&eacute;changer le trombone &ndash; trop d&eacute;licat &agrave; porter &ndash; offert par son p&egrave;re (fan de Jack Teagarden et toujours guitariste du dimanche) par une trompette : son mod&egrave;le est alors Harry James (chef d&rsquo;orchestre qui a pr&eacute;sid&eacute; aux d&eacute;buts du jeune Frank Sinatra). Ses d&eacute;buts au sein de l&rsquo;orchestre scolaire de Glendale le font paradoxalement se passionner pour l&rsquo;&oelig;uvre du saxophoniste Lester Young.<br /><br /><h3>L'arm&eacute;e</h3>Il se retrouve en 1946 &agrave; Berlin, engag&eacute; dans l&rsquo;orchestre de la 298&egrave;me arm&eacute;e, stationn&eacute;e en Allemagne, alors que ses parents ont sign&eacute; la d&eacute;rogation lui permettant de rallier la vie sous les drapeaux. Il s&rsquo;y familiarise avec les pionniers du be-bop comme Charlie Parker ou Dizzy Gillespie, ou les grandes formations novatrices, comme l&rsquo;orchestre de jazz de Stan Kenton.<br /><br />Il met &agrave; profit sa d&eacute;mobilisation pour &eacute;tudier l&rsquo;histoire de la musique et l&rsquo;harmonie au El Camino College, mais une rebuffade amoureuse l&rsquo;incline &agrave; s&rsquo;engager de nouveau : c&rsquo;est au sein du Presidio Army Band de San Francisco qu&rsquo;il croise pour la premi&egrave;re fois le fer avec les saxophonistes Paul Desmond et Dexter Gordon (dont le parcours a &eacute;t&eacute; immortalis&eacute; par le film de Bertrand Tavernier <em>Autour de minuit</em>, en 1986).<br /><br />En 1950, il &eacute;pouse une jeune fille pr&eacute;nomm&eacute;e Charlaine. Sa carri&egrave;re militaire est alors sem&eacute;e d&rsquo;incidents : il est mut&eacute; dans un bataillon disciplinaire (1951), d&eacute;serte, puis est enfin r&eacute;form&eacute; pour raisons psychiatriques.<br /><br /><h3>Star parmi les stars</h3>En 1952, il joue avec Stan Getz, et retrouve Charlie Parker, qui porte son d&eacute;volu sur le jeune trompettiste californien, parmi une noria de pr&eacute;tendants, afin qu&rsquo;il le suive dans une tourn&eacute;e qui le conduira de la c&ocirc;te Ouest au Canada. C&rsquo;est dans ce contexte qu&rsquo;il d&eacute;veloppe une sonorit&eacute; pleine de fragilit&eacute; et de d&eacute;licatesse. Ses difficult&eacute;s &agrave; d&eacute;chiffrer les arrangements orchestraux lui donnent, d&egrave;s cette &eacute;poque, l&rsquo;habitude de jouer &agrave; l&rsquo;oreille.<br /><br />Chet Baker participe &agrave; ses premi&egrave;res sessions de studio aux c&ocirc;t&eacute;s du contrebassiste Harry Babasin, connu pour &ecirc;tre le vulgarisateur de la bossa nova au Etats-Unis, et ce bien avant Stan Getz. Il rallie ensuite le quartet du saxophoniste Gerry Mulligan, remarquable par son absence de piano, ce qui est rarissime &agrave; l&rsquo;&eacute;poque. Le quartet prend ses quartiers au club hollywoodien de The Haig. La connivence des deux musiciens attire public, et confr&egrave;res : en 1953, le saxophoniste Lee Konitz se joint au quartet. C&rsquo;est au mois de juin de la m&ecirc;me ann&eacute;e que Baker conna&icirc;t sa premi&egrave;re arrestation pour d&eacute;tention de stup&eacute;fiants, pour laquelle il &eacute;cope d&rsquo;une condamnation de six mois de prison avec sursis.<br /><br /><h3>Ma&icirc;tre &agrave; bord</h3>La m&ecirc;me ann&eacute;e, Gerry Mulligan, arr&ecirc;t&eacute; pour possession de drogue, est contraint de dissoudre son ensemble, et le trompettiste monte son premier quartet, qui int&egrave;gre le pianiste Russ Freeman (dont la composition <em>&laquo; The Wind &raquo;</em> devient alors un standard du jazz).<br /><br />L&rsquo;album <em>Chet Baker Sings</em> marque durablement l&rsquo;&eacute;poque, mais &eacute;loigne les tenants purs et durs de la tradition jazz, d&eacute;rout&eacute;s par cette voix de falsetto. Les clich&eacute;s du photographe William Claxton (auquel on doit un historique portfolio de l&rsquo;acteur Steve McQueen) immortalise la beaut&eacute; &eacute;vanescente du musicien et contribue &agrave; sa renomm&eacute;e. Tout va tr&egrave;s vite alors, &agrave; l&rsquo;instar de ces puissantes automobiles dont raffole le trompettiste et auxquelles il consacrera une grande partie de ses cachets, tout au long de sa vie.<br /><br />En 1954, les magazines de jazz am&eacute;ricains le consacrent trompettiste de l&rsquo;ann&eacute;e, ce que Miles Davis appr&eacute;cie mod&eacute;r&eacute;ment.<br />Jusqu&rsquo;en 1955, Chet Baker multiplie les sessions d&rsquo;enregistrement, dans toutes les configurations possibles (quartet, sextet, septet, ensemble &agrave; cordes). Il croise &agrave; cette occasion le gotha de la sc&egrave;ne West Coast et en particulier le saxophoniste Zoot Sims.<br /><br /><h3>Premier drame</h3>Au mois de septembre 1955, il met en particulier &agrave; profit un s&eacute;jour parisien pour signer un contrat avec le label Barclay, puis enregistrer quelques plages historiques. C&rsquo;est en France que dispara&icirc;t tragiquement son ami intime le pianiste Richard Dick Twardzik, emport&eacute; &agrave; l&rsquo;&acirc;ge de vingt-quatre ans par une overdose dans sa chambre d&rsquo;h&ocirc;tel. Le trompettiste doit alors faire face aux accusations de la famille du disparu, mais, profond&eacute;ment choqu&eacute;, n&rsquo;en poursuit pas moins tourn&eacute;es et sessions d&rsquo;enregistrements.<br /><br />A son retour dans son pays (1956), Chet Baker, marqu&eacute; par ces &eacute;v&egrave;nements personnels, a m&ucirc;ri et durci son style. Son registre est d&eacute;sormais plus grave et sinueux. Il enregistre &agrave; plusieurs reprises aux c&ocirc;t&eacute;s du saxophoniste et clarinettiste Art Pepper, lui aussi h&eacute;ro&iuml;nomane &agrave; l&rsquo;&eacute;poque. La m&ecirc;me ann&eacute;e, il &eacute;pouse Halema (qu&rsquo;on peut entrapercevoir &agrave; plusieurs reprises dans les s&eacute;ances de William Claxton et qui figure sur la pochette de l&rsquo;album <em>My Funny Valentine</em>).<br /><br />Chet Baker est arr&ecirc;t&eacute; une nouvelle fois en 1957 : sa d&eacute;pendance est d&eacute;sormais quotidienne. Son fils Chesney Aftab na&icirc;t l&rsquo;ann&eacute;e suivante. Il n&rsquo;en demeure pas moins au fa&icirc;te de sa cr&eacute;ativit&eacute; lorsqu&rsquo;il grave en 1958 le tr&egrave;s beau <em>Chet</em> en compagnie du pianiste Bill Evans et du batteur Philly (car originaire de Philadelphie) Joe Jones.<br /><br /><h3>Descente aux Enfers</h3>Un nouveau s&eacute;jour en Europe provoque jusqu&rsquo;en 1964 arrestations et incarc&eacute;rations, en Italie et Allemagne. Les s&eacute;ances sont moins fr&eacute;quentes que les troubles &agrave; l&rsquo;ordre public. Artistiquement, accueilli en h&eacute;ros du jazz, il en profite pour s&rsquo;initier au bugle (au son plus rond et doux que celui de la trompette). A titre personnel, il &eacute;pouse Carol, avec laquelle il a trois enfants : Dean (1962), Paul (1965) et Melissa (1966).<br /><br />A son retour dans son pays d&rsquo;origine (1965), Chet Baker constate que sa notori&eacute;t&eacute; s&rsquo;est &eacute;vanouie : c&rsquo;est avec la plus grande difficult&eacute; qu&rsquo;on lui dispense quelques engagements. En 1966, des dealers californiens l&rsquo;agressent : dents cass&eacute;es et m&acirc;choire fractur&eacute;e (fragilis&eacute;e par son intemp&eacute;rance), il conna&icirc;t alors une douloureuse phase de r&eacute;&eacute;ducation : il doit r&eacute;apprendre, et la vie, et la trompette. Jouer avec un dentier repr&eacute;sente alors pour lui la plus extr&ecirc;me des souffrances. Il survit en travaillant dans une station service.<br /><br /><h3>L'Europe toujours</h3>A partir de 1975, il partage ses activit&eacute;s entre les Etats-Unis et le vieux continent, jouant aux c&ocirc;t&eacute;s du pianiste Michel Graillier (qui sera plus de dix ans son accompagnateur), le belge Philip Catherine, ou l&rsquo;un des plus cons&eacute;quents contrebassistes du jazz europ&eacute;en, le parisien Jean-Fran&ccedil;ois Jenny-Clark.<br /><br />Ses concerts alternent l&rsquo;extraordinaire ou le m&eacute;diocre, mais il lui arrive plus souvent qu&rsquo;&agrave; son tour de, simplement, ne pas monter sur sc&egrave;ne. Il quitte Carol, mais le divorce ne sera jamais consomm&eacute;.<br /><br /><h3>Let's get lost</h3>Au milieu des ann&eacute;es 80, le metteur en sc&egrave;ne Bruce Weber (responsable des campagnes de publicit&eacute; pour la firme Calvin Klein) d&eacute;bute le montage de quatre-vingt dix heures de rushes consacr&eacute;s au trompettiste. Ce documentaire n&rsquo;a &eacute;t&eacute; possible que gr&acirc;ce &agrave; une extr&ecirc;me complicit&eacute; entre le musicien et le r&eacute;alisateur. <em>Let&rsquo;s Get Lost</em> (titre du premier album de Chet Baker achet&eacute; par Bruce Weber, lorsque ce dernier &eacute;tait &acirc;g&eacute; de seize ans) suit le parcours du trompettiste, de ses d&eacute;buts (lorsque sa beaut&eacute; le disputait &agrave; celles de l&rsquo;&eacute;crivain Jack Kerouac, ou de James Dean) aux derniers jours d&rsquo;un junkie.<br /><br />Le r&eacute;alisateur a investi un million de dollars (de ses propres deniers) dans le tournage et n&rsquo;a donc pu le monter que par phases, lorsqu&rsquo;il &eacute;tait en fond. Ce portrait de l&rsquo;embl&egrave;me du jazz cool, &agrave; la beaut&eacute; ravageuse, dont on mesure &agrave; peine l&rsquo;apport, est nomin&eacute; aux Oscars en 1988 et r&eacute;appara&icirc;t sur les &eacute;crans, plus de vingt ans apr&egrave;s sa sortie initiale.<br /><br /><h3>Derniers jours &agrave; Amsterdam</h3>Le vendredi 13 mai 1988, une consommation excessive d&rsquo;h&eacute;ro&iuml;ne et de coca&iuml;ne, provoque sa chute de la fen&ecirc;tre de sa chambre d&rsquo;h&ocirc;tel (tout proche du Zeedijk, haut lieu de la vente de drogue de la ville), alors qu&rsquo;il se trouve en tourn&eacute;e &agrave; Amsterdam (Pays-Bas). Il se fracasse la t&ecirc;te sur une bordure en ciment, deux &eacute;tages plus bas. On a &eacute;voqu&eacute; &agrave; ce sujet un meurtre ou un suicide. Il semble, plus prosa&iuml;quement, que le musicien ait tout simplement perdu l&rsquo;&eacute;quilibre. Chet Baker &eacute;tait &acirc;g&eacute; d&rsquo;&agrave; peine plus de cinquante-huit ans. Il est inhum&eacute; le 21 mai au cimeti&egrave;re du parc californien d&rsquo;Inglewood. C&rsquo;est le r&eacute;alisateur Bruce Weber qui r&egrave;gle tous les d&eacute;tails des obs&egrave;ques. En 2005, le gouverneur de l&rsquo;Oklahoma proclame le 2 juillet Chet Baker Day.<br /><br />Une trompette &eacute;tincelante, et une existence comme un roman noir, Chet Baker aura m&ecirc;l&eacute; tout au long de sa vie extravagance et pudeur, raffinement et exc&egrave;s. Consid&eacute;r&eacute; comme le musicien le plus d&eacute;pressif de son &eacute;poque, il reste comme l&rsquo;un des plus grands trompettistes de l&rsquo;histoire du jazz.<br /><br />","mainImageUrl":"https://universalmusic.fr/cached-images/95879f93-b24c-4466-822f-6c1742ae6cb5.jpg","mainImagePhotographerName":"Herman Leonard","visitedCounter":"11074","oldId":13968,"genres":[{"id":"b2521c35-82a8-4609-acfc-6978d1ecd1a8","name":"Jazz","createdAt":"2022-04-01T00:59:45.702Z","updatedAt":"2022-04-01T00:59:45.702Z"},{"id":"ec847c65-d880-44bc-b576-1e33e9f783ed","name":"West Coast jazz","createdAt":"2022-04-01T00:59:46.260Z","updatedAt":"2024-06-27T23:00:05.474Z"},{"id":"f4da634f-b31a-4801-b927-bdc6e562505a","name":"Be bop","createdAt":"2022-04-01T00:59:45.808Z","updatedAt":"2024-06-27T23:00:03.334Z"},{"id":"79f6e38b-f598-46ef-9024-b2b0bd137327","name":"Jazz vocal","createdAt":"2022-04-01T00:59:46.366Z","updatedAt":"2024-06-27T23:00:06.008Z"},{"id":"1ff4b9a5-fed2-4c56-905b-ed83c2ecb3d6","name":"Hard bop","createdAt":"2022-04-01T00:59:45.770Z","updatedAt":"2024-06-27T23:00:03.155Z"},{"id":"c9076ed6-54cd-4d18-98a6-208f4ce2a87f","name":"Crooner","createdAt":"2022-04-01T00:59:46.669Z","updatedAt":"2024-06-27T23:00:07.393Z"},{"id":"0accac46-001d-4698-99f0-3be0eaf628c2","name":"Standards de jazz","createdAt":"2022-04-01T00:59:45.769Z","updatedAt":"2024-06-27T23:00:03.149Z"},{"id":"36875476-c5de-4d20-971a-58a124fe2278","name":"Cool jazz","createdAt":"2022-04-01T00:59:45.850Z","updatedAt":"2024-06-27T23:00:03.546Z"}],"socialMedias":[{"type":"FACEBOOK","link":"https://www.facebook.com/ChetBakerOfficial"},{"type":"YOUTUBE","link":"https://www.youtube.com/channel/UCiLq_AE4ThU4ZDqjOO2KFcg"},{"type":"DEEZER","link":"http://www.deezer.com/fr/artist/5853"},{"type":"SPOTIFY","link":"https://open.spotify.com/artist/3rxeQlsv0Sc2nyYaZ5W71T"},{"type":"APPLE_MUSIC","link":"https://music.apple.com/fr/artist/118257"}],"playlists":[],"novelties":[{"releaseDate":"2016-04-29T04:55:52.000Z","linkfire":{"link":"https://DeccaRecords.lnk.to/AutourDeChet","name":"Autour de Chet","imageUrl":"https://linkstorage.linkfire.com/medialinks/images/813b7b10-b21d-4804-bd53-02d72f364da3/artwork-600x315.jpg","artistName":"Various Artists"},"tag":null,"formattedReleaseDate":"29 avr 2016"},{"releaseDate":"2024-11-01T01:00:00.000Z","linkfire":{"link":"https://chetbaker.lnk.to/Barclaysessions","name":"In Paris - The complete 1955-1956 Barclay sessions","imageUrl":"https://linkstorage.linkfire.com/medialinks/images/2d1fbb84-cbce-4a4d-af07-920aae222791/artwork-600x315.jpg","artistName":"Chet Baker"},"tag":null,"formattedReleaseDate":"1 nov 2024"}],"images":[{"id":"9950c377-d985-487f-9584-1059d32fa3d8","filename":"95879f93-b24c-4466-822f-6c1742ae6cb5.jpg","isActive":true,"photographerName":"Herman Leonard"}],"name":"Chet Baker","birthDate":"23 Décembre 1929","shortBiography":"<p>Fils d'un guitariste professionnel, Chesney Henry «&nbsp;Chet » Baker Jr., né à Yale le 23 décembre 1929, commence par chanter dans les chorales des églises locales de l'Oklahoma, avant de se tourner vers le trombone et la trompette sur l'ordre de son père. Il quitte l'école à 16 ans pour s'engager dans l'armée américaine, mais la quitte en 1950 pour poursuivre une carrière musicale, en rejoignant d'abord le Sixth Army Band à San Francisco. Sa participation à divers clubs de San Francisco a nourri son intérêt pour le jazz et, après un passage dans l'orchestre de Vido Musso, le musicien a établi sa réputation de novateur en rejoignant l'orchestre de Charlie Parker, puis le Gerry Mulligan Quartet. Son solo de trompette sur l'arrangement de <em>«&nbsp;My Funny Valentine&nbsp;»</em> par Mulligan a été particulièrement influent et, en 1953, son profil s'est encore accru avec l'album solo <em>Chet Baker Sings</em>, devenu un classique. Sa carrière a été constamment entravée par des problèmes de drogue, mais au cours des années 1960, il a développé un nouveau style basé sur le bugle, qui est devenu connu sous le nom de «&nbsp;West Coast jazz&nbsp;» ou «&nbsp;cool jazz ». Après avoir perdu toutes ses dents lors d'un passage à tabac par des voyous en 1968, Baker a dû réapprendre complètement sa technique de jeu et, à partir du début des années 1970, il a passé la majeure partie de son temps en Europe. Il joue notamment sur le morceau <em>«&nbsp;Shipbuilding&nbsp;»</em> d'Elvis Costello, part en tournée avec Stan Getz et continue d'impressionner lors de tournées et d'albums avec son propre quartette ou son trio. Les drogues ont cependant fait des ravages et, le 13 mai 1988, Chet Baker, alors âgé de 58 ans, est retrouvé mort après être tombé d'une fenêtre d'hôtel à Amsterdam.</p>","birthPlace":"Yale, Oklahoma, United States of America"}