The Kinks, le groupe de rock anglais fondé par Ray et Dave Davies en 1964, fut l’un des fers de lance de la scène anglaise des sixties au même titre que les Beatles, les Rolling Stones ou les Who. La musique du groupe est aujourd’hui reconnue comme une influence majeure d’artistes comme The Jam, Blur ou Oasis.
C’est avec “You Really Got Me”, véritable hymne du groupe, que le succès démarre et qu’il ne se démentira plus jusqu’à la fin des années 60.
Après les albums Kinks, Kinda Kinks et The Kink Kontroversy, publiés en éditions Deluxe remasterisées au printemps dernier, c’est au tour de Face To Face, Something Else et Arthur d’être réédités (le 11 juillet 2011) avec de nombreux titres bonus, des versions mono et stéréo et des photos rares ou inédites de l’époque.
C’est avec cet album que la personnalité et la démarche de songwritter de Ray Davies prend son envol. Il y décrit son époque, et la société qui l’entoure le tout avec une touche d’humour. On sent sur certains titres l’inspiration de Bob Dylan (“Too Much on My Mind” ou “Dandy”). L’atmosphère générale est plus apaisée que sur les 3 premiers albums. C’est sur Face to Face que se trouve “Sunny Afternoon”, un des tubes majeurs du groupe.
Something Else sort en 1967, une année clé pour le rock anglais avec la parution du Sergent Pepper des Beatles.
A l’opposé du psychédélisme et du Flower Power ambiant, Ray Davis propose une série de chansons populaires dont les contenus sont inspirés par de grands auteurs anglais comme Charles Dickens ou Oscar Wilde.
La chanson “Waterloo Sunset” qui figure sur cet album fut élue trente ans plus tard “plus belle chanson des sixties” par les lecteurs du Melody Maker.
Septième album studio du groupe, Arthur (Or the Decline and Fall of the British Empire) devait servir de bande originale à un téléfilm qui malheureusement ne vit jamais le jour.
L’histoire est inspirée du départ de la sœur et du beau-frère de Ray Davis pour l’Australie.
A sa sortie, le disque est encensé par la presse, pour Rolling Stone Magazine c’est “l’heure de gloire des Kinks, et la meilleur album britannique de 1969”. Pour Melody Maker, il s'agit de “l'heure de gloire de Ray Davies, superbement britannique jusqu'à l'os”.