Sean Paul est né le 8 janvier 1973 dans une famille aisée de Kingston. Ses parents ont des origines portugaises séfarades, chinoises et caribéennes. Malgré ces handicaps, il n'est pas noir et ne vient pas du ghetto, Sean Paul se fait vite respecter pour sa voix profonde.

Crooner dancehall

D'abord DJ, Sean Paul prend vite le devant de la scène et impose sa voix de crooner dancehall avec « Baby Girl (Don't Cry) » ou « Nah Get No Bly (One More Try) ». Il commence à collaborer avec les poids lourds jamaïcains que sont Spanner Banner, Mr. Vegas et Beenie Man.

Colle forte

Son premier album Stage One en 2000 ne rencontre qu'un modeste succès, mais Sean Paul prépare la mixture fatale de Dutty Rock. En s'assurant les collaborations de Busta Rhymes, Sasha ou Rahzel, Sean Paul ouvre son dancehall au rap et au R&B mais surtout aux radios du monde entier. La planète peut alors se laisser convaincre par « Gimme the Light », « Get Busy », « Like Glue » et « I'm Still in Love with You » et faire de Dutty Rock un des succès de 2002 . L'album est No 2 en Grande Bretagne et No 9 aux Etats Unis.

Sainte trinité

Jamais à court de succès, Sean Paul ressort Dutty Rock en 2003, augmenté en particulier du duo « Baby Boy » avec Beyoncé. The Trinity, son troisième album, entièrement enregistré en Jamaïque, confirme sa large audience et dépasse les quatre millions de ventes dans le monde.

Le prochain coup

Parfois à court de souffle en concert, ce fumeur impénitent ne l'est pas en commerce. The Next Thing prévu en 2008 ou 2009 est censé réunir une liste d'invités monstrueuse : 50 Cent, Snoop Dogg, Flo Rida, Akon, Trey Songz, Nicole Scherzinger, Alicia Keys, Brandy, Busta Rhymes, Justin Timberlake et Timbaland. Qui dit mieux ? Sean Paul semble bien parti pour incarner durablement un dancehall mondialisé et largement efficace.

Copyright 2010 Music Story François Alvarez