Ryan Adams
David Ryan Adams voit le jour le 5 novembre 1974 à Jacksonville, petite ville de l’Onslow County, en Caroline du Nord. C’est à l’âge de neuf ans que le petit garçon apprend que son père quitte le foyer.
Donc élevé dans un contexte majoritairement féminin, ses mère (professeur d’anglais, elle a initié son enfant aux plaisirs de la lecture à travers les livres de Jack Kerouac) et grand-mère (qui lui fait écouter ses vieux disques) ne le dissuadent pas d’abandonner ses études dès l’âge de seize ans : l’appel de la country (il écoute régulièrement George Jones et Johnny Cash), puis du rock'n'roll, incite alors l’apprenti guitariste à participer à plusieurs groupes.
Premier groupe majeur
Installé à Raleigh, capitale de l’état, il forme les influents Whiskeytown (eux-mêmes profondément marqués par le chanteur Gram Parsons) en compagnie de la chanteuse Caitlin Cary. Le combo enregistre trois albums en cinq ans, influence toute la scène alternative country rock (jusqu'à The Jayhawks), puis se sépare en 1999.
Galop d'essai
Ryan Adams, désormais installé à New York, débute une carrière en nom propre, par l’enregistrement de son premier album : Heartbreaker (pour lequel est invitée Emmylou Harris, ancienne compagne de Gram Parsons), qui tire son nom d’un…poster de Mariah Carey, et est largement inspiré de sa séparation avec l’actrice, comédienne et chanteuse Carrie Hamilton. Les ventes sont modestes, mais les critiques dithyrambiques.
Et Elton John proclame à qui veut l’entendre que Ryan Adams est un génie.
Gold en platine
En 2001, le chanteur produit le moins country et plus pop Gold : vendu à 800 000 copies de par le monde, cet album, plus important succès commercial à ce jour d’Adams, l’installe durablement dans le cœur de ses fans : « New York, New York » (dont la vidéo, figurant les Twin Towers, sera largement programmée les jours qui suivront le 11 septembre), en chanson d’ouverture, reste l’une des partitions les plus emblématiques de l’Américain, et « When The Stars Go Blue » est, entre autres, reprise par The Corrs. La même année, il apparaît dans l’aimable comédie American Campers.
Après l’enregistrement d’une chanson en hommage à Hank Williams (« Lovesick Blues »), Demolition sort en 2002, nourri de chansons écartées des deux premières productions. L’album intègre le Top 30 des charts américains.
Toute la musique qu'il aime
Rock And Roll (2003) le bien nommé accueille en invités la compagne du moment du chanteur (l’actrice Parker Posey), ainsi que la bassiste des Smashing Pumpkins Melissa Auf Der Maur, et est un nouveau succès. La même année, Adams – qui commence à connaître de profondes divergences de point de vue avec son label - crée avec Jesse Malin (dont il a produit le premier album), le groupe punk The Finger, en compagnie duquel, et sous le pseudonyme de Warren Peace, il enregistre le délicat We Are Fuck You.
Point cardinal
En mai 2004, l’album Love Is Hell inclut une reprise d’Oasis (« Wonderwall »), et connaît un parcours tout à fait gratifiant en Grande-Bretagne. La même année, Adams crée The Cardinals (d’après le nom de son équipe scolaire de football américain), et commence à tourner avec un groupe qui rassemble entre autres la virtuose de la dobro Cindy Cashdollar.
Toutefois, une chute de scène (provoquant une fracture du poignet) le contraint à annuler plusieurs dates.
Cold Roses, sixième album d’Adams (et premier de The Cardinals) est publié en mai 2005 sous la forme d’un double album : c’est le premier volet d’une trilogie qui nécessitera moins de sept mois à faire irruption sur le marché international.
Il est en effet suivi de Jackson City Nights (en référence à la ville natale du chanteur, et qui accueille en septembre 2005 la chanteuse Norah Jones), et de 29 (crédité au seul Ryan Adams, qui assure le graphisme de l’illustration du livret, mais qui ne fera l’objet que de critiques mitigées).
En 2007 paraît Easy Tiger, neuvième l’album d’Adams : même si non crédités en recto de livret, The Cardinals sont bien présents sur chacun des titres, et le disque (qui accueille Sheryl Crow pour un « Two » ultérieurement utilisé dans le film Hancock), constitue l’un des plus confortables triomphes de l’Américain.
Ecriture
Le chanteur met à profit les mois qui suivent pour tenter de se défaire de son addiction à l’héroïne, à la cocaïne, à l’alcool, et aux anti-dépresseurs. Son humour resté intact, il inclut l’équivalent de dix-huit (sic) nouveaux albums sur son site Internet, déclinant son nouvel attachement au hip-hop.
Au mois d’octobre 2008, l’album Cardinology permet de retrouver l’appellation de Ryan Adams and the Cardinals, pour un disque qui inclut une bande dessinée, et de multiples bonus. La production suivante d’Adams est un livre : Infinity Blues conte, sous un forme romancée, comment un homme peut se trouver en se perdant.
Le label du chanteur planifie en 2009 la publication d’une rétrospective, incluant comme il est désormais d’usage, quelques inédits.
Tout au long de sa carrière, Ryan Adams a produit des artistes tels que Willie Nelson, s’est lié d’amitié avec Phil Lesh du Grateful Dead, et a participé à des enregistrements des Cowboy Junkies, America, ou Toots and the Maytals.
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