Marc Anthony Marc Anthony

Dernier album

Salsa Picante

Contrairement à ce que pourrait laisser croire son pseudonyme fleurant bon l’Antiquité, Marc Anthony n’a aucun lien avec Rome, l’Italie ou quoi que ce soit d’impérial. C’est sous le nom de Marco Antonio Muñiz que naît à Manhattan (New York, Etats-Unis) le futur prince de la salsa, le 16 septembre 1968, au sein d’une modeste famille porto-ricaine. Mélomanes, ses parents en font l’homonyme du chanteur mexicain Marco Antonio Muñiz : le jeune garçon bénéficie d’une éducation musicale bilingue et écoute assidûment aussi bien de la salsa que du rythm and blues ou de la pop music contemporaine.

La vocation de Marco est aussi précoce que le début de sa carrière est rapide : alors qu’il n’a que douze ans, lui et sa sœur aînée Yolanda sont repérés par David Harris (producteur de musique, publicités et jingles commerciaux) et employés comme choristes sur un certain nombre de productions nécessitant des voix jeunes. Le garçon prend goût à sa jeune carrière et persévère, démontrant avec les années un vrai talent d’auteur en sus de ses qualités d’interprète.

En 1988, il obtient un premier succès en tant qu’auteur avec la chanson « Boy I’ve Been Told », interprétée par la chanteuse Sa-Fire, et qui est l’un des hits de l’année 1988. Bénéficiant désormais d’une vraie aura professionnelle, Marco Antonio Muñiz décide de s’occuper de sa propre carrière d’interprète. Etant l’homonyme d’un chanteur illustre et toujours actif, il prend le pseudonyme anglo-saxon de Marc Anthony.

En 1991, soutenu par le musicien et producteur Little Louie Vega, il sort un album de freestyle (variation latino du hip-hop) avec When the Night Is Over, avec la participation d’artistes comme Tito Puente et Eddie Palmieri. Mais c’est deux ans plus tard, avec son deuxième album, Otra Nota, que Marc Anthony accède véritablement au succès : abandonnant le hip-hop, il passe à un style de salsa particulièrement populaire auprès du public latino-américain, qui fait très bon accueil à cet hispanique au pseudonyme de gringo.

Réalisant plusieurs tournées en Amérique latine au cours des années 1990, le jeune New-yorkais devient une vedette dans la moitié sud du continent américain ; il réussit également à toucher le public blanc des Etats-Unis, bien que son succès soit limité par l’usage, majoritaire dans ses chansons, de la langue espagnole.

Salsa Ketchup

A partir de 1999, Marc Anthony décide d’emprunter la voie déjà tracée par des artistes comme Gloria Estefan, Jennifer Lopez et Ricky Martin en franchissant la barrière des langues : il sort un album à son nom, le premier enregistré intégralement en anglais, comprenant le tube « I Need to Know » (dont il propose également une version en espagnol, Dímelo). En 2001, l’album Libre devient Disque d'or.

En 2002, il cimente son succès commercial grâce à son nouvel album anglophone, Mended, qui comprend un nouveau hit, « I’ve Got You ». Alternant albums en espagnol et en anglais, Marc Anthony est désormais une vedette trans-culturelle, bien que sa production hispanique soit mieux accueillie dans l’absolue que sa production anglaise, qui relève de la pop romantique de qualité mais sans rien de transcendant.

En 2004, il sort deux albums hispanophones, Alar Sin Mentiras et Valió la Pena, qui escaladent les cimes des hit-parades latino mais ne se classent qu’honorablement dans les classements généraux. Cette même année, Marc Anthony accède à un surcroît de notoriété internationale en épousant Jennifer Lopez, ce qui donne au public européen l’occasion de le découvrir. L’Apollon new-yorkais, s’il a réussi à s’imposer comme vedette en deux langues, n’a cependant pas encore trouvé le déclic qui lui apporterait en anglais une gloire comparable à celle dont il bénéficie en espagnol.

Copyright 2008 Music Story Nikita Malliarakis