Kayna Samet
Née en 1980 à Nice de parents algériens, Kayna Samet grandit dans les quartiers défavorisés de la ville. Son enfance est marquée par le divorce de ses parents. Alors que son père est aux abonnés absents, sa mère se démène pour sa famille. Enfant, elle découvre la musique grâce aux albums de funk de son grand frère. Ses coups de cœur vont aussi vers des grands chanteurs comme Jacques Brel, Edith Piaf et Léo Ferré.
Adolescente, elle décide de se lancer dans la musique. Elle intègre des groupes de rap de sa ville en tant que choriste puis en tant que rappeuse. Très vite, elle comprend qu’elle ne veut pas se contenter d’être derrière. Alors, pour financer ses premières maquettes, elle enchaîne les petits boulots.
Un jour, Akhenaton (IAM) l’appelle : il souhaite enregistrer avec elle un titre sur une compilation. Cette dernière ne verra jamais le jour mais Kayna Samet se sent encore plus motivée. C'est alors qu'elle adopte pour nom de scène Kayna Samet, en hommage à Kahina, reine des Aurès et prénom de sa grand-mère maternelle. Sa rencontre sur un plateau de télévision avec le chanteur de R&B Matt va marquer un tournant dans sa vie. Celui-ci l’invite sur le titre « Le Prix à payer » de son album R&B 2 Rue. Elle enchaîne ensuite avec la première partie de sa tournée en compagnie de Diam’s.
Des featurings à l’album
Elle signe chez Voix Publik et commence alors l’écriture de son premier album entourée de l’équipe de musiciens Anakroniq. C’est un travail de longue haleine qui s’ensuit : trois ans vont s’écouler pendant lesquels elle va se créer sa véritable identité artistique. Elle choisit de ne garder que le chant et d’abandonner le rap, dont elle conserve quand même les cadences et une écriture dénuée de faux-semblant.
Elle apparaît en 2003 sur l'album d'IAM Revoir un Printemps, sur le morceau « Nous ». En 2004, Rohff l’invite sur son titre « Pétrole ». L'année suivante, c'est au côté de Booba qu'on la retrouve, le rappeur, séduit par sa chanson « La Blazée de la life », lui ayant proposé un duo, « La Destinée ». La chanteuse accepte, partageant la noirceur et la mélancolie des textes de l'ex-moitié de Lunatic ; tous deux écrivent à la première personne et privilégient la spontanéité. Leur plume est vive et brute.
Après avoir promené sa voix sur les disques d'autres artistes, la chanteuse enregistre son premier album, qui sort dans les bacs en 2005. Entre Deux Je se fait la porte-parole de la souffrance d’une jeunesse issue de l'immigration et vivant dans des quartiers défavorisés. Kayna Samet y exprime sa révolte et son mal-être identitaire, tiraillée entre deux cultures. Son premier single, « Ecorchée vive », donne le ton.
... et de l'album aux featurings
En 2006, elle pose sa voix sur le « Rien n’a changé » de Sinik, extrait de l'album Sang Froid. Elle collabore de nouveau avec le rappeur parisien l'année suivante, apparaissant sur un titre de son troisième album (Le Toit du Monde) : « De tout là-haut ». Cette même année 2007, elle apparaît également sur un morceau du slameur sénégalais Souleymane Diamanka (« L'Automne des bloc-notes », sur l'album L'Hiver Peul), puis, en 2008, sur un titre de Kery James (« Laisse-nous croire », sur l'album A l'Ombre du Show-Business).
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