Jenifer Jenifer

Dernier album

Dernier single

« Appelle-moi Jen » : si vous rencontrez Jenifer, c’est peut-être la première chose
qu’elle vous dira. D'abord, parce qu'elle préfère. Mais surtout, parce qu'elle tient à ce qu’on
l’envisage telle qu’elle est, bien au-delà de la fille dans les magazines : une interprête habitée par la
musique depuis toute petite, à qui le succès n’a jamais fait perdre le goût du travail acharné. Une
interprète qui a toujours cherché à offrir une nouvelle facette d’elle-même, plutôt que de
s’installer dans une image confortable. Une artiste dont le talent n’a jamais étouffé la curiosité,
l'envie d'explorer des univers différents. Une jeune femme de 28 ans avec ses joies, ses peines,
ses doutes et ses colères. Tout simplement.
Quand on découvre Jenifer dans la première édition d’un télé-crochet musical, la jeune Corse de
18 ans n’a rien d’une débutante : depuis l’enfance, elle interprète, compose, enchaîne les concerts
et les concours. Déterminée à vivre de sa passion, elle n’a que 16 ans quand elle « monte » à
Paris pour tenter sa chance. La télévision sera à la fois un tremplin et un défi, qu’elle remporte
haut la main : avec “Jenifer“, son premier album, en 2002, elle gagne définitivement le coeur du
public, bien au delà de son passage par le petit écran. Personne n’a oublié J’attends l’amour, Au
soleil, Donne moi le temps… Autant de tubes vibrants de l’euphorie d’une artiste en train de
réaliser son rêve. Résultat : Plus d'un million d’exemplaires vendus, une nomination aux Victoires
de la musique dans la catégorie « Album révélation », une tournée réunissant plus de 350 000
spectateurs, et une série de dates au côté de Johnny Hallyday, pour un duo sur J’oublierai ton nom.
En 2004, Jenifer revient avec un second album, Le Passage. Plus pop-rock, il bénéficie des
collaborations de Calogero, Kyo, ou encore de Marc Levy. Là encore, les titres font mouche : Ma
révolution, Le souvenir de ce jour, C’est de l’or seront repris par des milliers de fans lors d’une
tournée triomphale, immortalisée par la sortie, en 2005, d’un premier Live enregistré au Zénith
de Paris. Le Passage sera certifié Double disque de platine, et le Live, DVD de diamant.
Deux ans plus tard, elle dévoile Lunatique, troisième album aux sonorités plus acoustiques, voire
ethniques. Réalisé par Maxim Nucci (Yodelice), l’album comprend quatre titres cosignés par
Jenifer, dont le single Tourner Ma Page. Numéro un dès sa sortie, Lunatique sera couronné d’un
triple Disque de Platine, et vaudra à Jenifer son septième trophée aux NRJ music Awards, en tant
qu’artiste féminine de l'année. Auréolée de ce succès, c’est accompagnée de dix musiciens (dont
une section de cuivres) qu’elle prend la route pour un Lunatique Tour de 7 mois, avant de jouer
des « Prolongations » plus intimistes dans 40 théâtres de France et de Belgique. Accro à la scène,
elle achève sa tournée par une expérience inédite : une ultime série de concerts à Libreville, au
Gabon.
En parallèle de sa carrière, Jenifer s’engage de plus en plus énergiquement dans de nombreuses
actions humanitaires. Membre désormais éminent des Enfoirés, elle participe, depuis 7 ans, à
leurs tournées et enregistrements aux profits des Restos Du Coeurs. En 2010, elle enregistre
une reprise très remarquée du classique de David Bowie Rock n’roll Suicide sur Message, album
saluant les 25 ans de l’association AIDES. Outre sa mobilisation régulière pour des organisations
dédiées à la lutte contre le SIDA ou à la protection de l’enfance, c’est pour l’association Chantal
Mauduit Namasté au profit des orphelins Népalais, que Jenifer assume, pour la première fois, le
statut de marraine en 2006.
Après le Lunatique Tour, Jenifer ressent le besoin de nouvelles expériences. Après un premier clin
d'oeil au cinéma en 2006 (elle prête sa voix à un personnage du film d’animation Nos Voisins les
Hommes, aux côtés de Clovis Cornillac), et une montée des marches à Cannes (présentation du
film, hors compétition…) aux bras de Bruce Willis… elle fait ses premiers pas sur les planches en
novembre 2009 dans Les Monologues du Vagin d’Eve Ensler, aux côtés de Andréa Ferréol et de
Maïmouna Gueye. Résultat : après avoir affiché complet pendant deux mois, le spectacle sera
prolongé début 2010 à Paris.
Mais très vite, l’appel de la musique reprend le dessus. Jenifer ne peut s'empêcher d'enregistrer
quelques ébauches de chanson… et décide finalement, de vite retrouver le chemin des studios,
avec de nouvelles envies : son quatrième album sera plus électro, histoire d’explorer un univers
encore inconnu pour elle. Première étape : réunir une équipe de compositeurs, tous issus de la
nouvelle scène pop française, dont Siméo, Chat et Florent Lyonnet du groupe Jamaica (qui
signeront ensemble le single Je Danse), le Belge Coco Royal, Feed (aux manettes du premier
album de Sliimy), ou encore Pierre Guimard (producteur du duo indie français Lily Wood and
the Prick). Jenifer part en séminaire avec certains d'entre eux pendant quinze jours en Corse,
dans une maison qu’ils partagent tous ensemble. L’ambiance est idéale : studieuse, ludique,
intensément créative. Pendant qu’ils composent chacun dans leur chambre, Jenifer leur rend
visite, essaie une mélodie, encourage les bonnes idées, en reprécise certaines. Forgé par ces
rencontres, l’album prend vite forme. Une fois les maquettes terminées, Pierre Guimard et
Pierrick Denin (membre du groupe rock Adam Kesher, collaborateur de Phoenix, Cassius ou
Fortune, et heureux hasard, ingénieur du son assistant sur le premier album de Jenifer)
apportent leur touche finale à la réalisation. Plus curieuse que jamais, désireuse de bousculer un
peu ses habitudes, Jenifer expérimente, cherche différents sons, teste de nouveaux
instruments… Et le résultat, finalisé en un mois et demi à peine, est surprenant. De Je Danse, le
très groovy premier single de l’album, au funky Pas que ça à faire, le quatrième album de Jenifer
est un concentré d’énergie, boosté aux synthés vintage et résolument tourné vers les dancefloor.
Un univers électronique à la française (on pense aussi bien à la French Touch qu’au Daho des
années 80) qui n’a rien perdu en authenticité. Tant mieux s’il reste quelques minuscules
imperfections : ce sont elles qui donnent à l’album son charme organique et « live » auquel
Jenifer tenait particulièrement.
Cette nouvelle couleur musicale permet à Jenifer de se montrer sous un nouveau jour, à travers
des textes signés par les plumes modernes et acérées de David Verlant (déjà auteur de l'essnetiel
des textes de Lunatique), Pierre-Dominique Burgaud (Le Soldat Rose, Une Vie Saint-Laurent, avec
Alain Chamfort, Filles Perdues Cheveux Gras), la chanteuse Rose, ou l’auteur et écrivain Jérôme
Attal. On ne chante pas la même chose à 28 ans qu’à 18 : la preuve avec l’énigmatique A Peine,
l’insolent Les Autocollants ou le farouche Le Dos Tourné. Au fil des titres Jenifer dessine les
contours d'une personnalité frondeuse, mystérieuse, jamais lisse. Un personnage peut-être plus
proche d'elle-même, quitte à la confronter à ses démons : sur Je Danse, les beats entraînants
créent un contrepoint saisissant avec l’expression d’un sentiment ambigu, celui qui pousse à
s’étourdir dans des nuits sans fin plutôt que panser ses plaies. Grâce à Appelle Moi Jen, Jenifer
atteint ce difficile équilibre entre une certaine noirceur (La Vérité, L’Amour Fou) et une fantaisie
acide, comme sur ce Pole Dance délicat et mutin. Autant de nouvelles ambiances qui multiplient le
champ des possibles sur scène. Pour sa prochaine tournée, elle a fait appel à Cyril Houplain,
créateur de l'univers visuel de –M-, afin d’élaborer une scénographie favorisant ce à quoi elle
tient par dessus tout : l’échange avec son public, un maximum d’interaction et d’émotion.
Rendez-vous est pris.