Hugh Coltman Hugh Coltman

Dernier album

Dernier single

Follow Hugh Coltman


Anglais de naissance, Hugh Coltman passe une grande partie de sa jeunesse à Devizes, entre Bath, la célèbre cité thermale du Royaume-Uni et Bristol, où R.L Stevenson rédigea son Ile au Trésor. Mais loin des chants traditionnels des rudes gaillards de la marine, ses premières expériences musicales viennent des nombreux disques de jazz qu’écoute sa mère en boucle.
Attiré par le théâtre, il suit une scolarité dans un établissement spécialisé dans l’étude de l’art dramatique et, en parallèle, chante et étudie le piano. Si le jazz a bien entendu sa préférence, il n’y mêle pas moins les influences d’autres artistes qu’il admire, tels Stevie Wonder, Otis Redding, Stevie Ray Vaughan ou Bob Dylan, obtenant ainsi un syncrétisme musical particulier puisant ses racines à la fois dans le blues, le jazz ou même le folk-rock.
 
Electric jazz

La formation d’un premier groupe avec quelques amis d’école, The Hoax, lui permet d’affiner ses compositions et de se faire un nom dans le petit milieu du blues Britannique. Remarqué par Warner Music, The Hoax enregistre deux albums, Sounds Like This et Unpossible, avant de créer son propre label (Credible Records). Suivent deux autres albums, sur lesquels les musiciens gardent un entier contrôle artistique de leur travail : Humdinger et Live Forever. Pionniers du blues au sein d’une scène Anglaise largement dominée par le rock, le punk et la new wave, The Hoax s’exporte assez largement, aux Etats-Unis, bien sûr, mais également en Europe et en Australie. Au cours de leurs tournées, ils côtoient aussi bien B.B King que John Lee Hooker, ces derniers offrant à ces petits jeunes la reconnaissance des vieux de la vieille de la profession.
 
Paris a le blues

À l’aube des années 2000, après de nombreuses tournées européennes, Coltman prend conscience qu’il est tombé amoureux de Paris, ville dans laquelle il choisit de s’installer, mettant de fait fin à l’aventure The Hoax. La séparation ne se fait pas sans douleur, mais l’éloignement géographique interdit désormais toute possibilité de répétition fréquente ou même de projets de création concertés. De plus, Coltman nourrit désormais d’autres ambitions avec Heez Bus, un second groupe monté à Paris avec lequel il se produit régulièrement, notamment à la Scène Bastille, l’un des grands lieux du jazz et du blues de la capitale.
Enfin, il avoue à demi-mots que le style « électro-blues » que prenait The Hoax, notamment depuis Humdinger ne lui plaît plus vraiment. Si Heez Bus dure environ cinq années, Hugh Coltman, lui, multiplie par ailleurs les projets solos. Désormais entouré du bassiste Aurélien Calvel et du guitariste Thomas Naïm, l’artiste donne quelques représentation sous le pseudonyme de Mallacaster avant, tout simplement, d’opter pour son simple nom en guise de patronyme de scène.
 
En solo

S’il a participé à plusieurs compilations et multiplié les apparitions sur quelques disques de soul, de blues et de jazz, Coltman n’a plus rien enregistré depuis l’époque de The Hoax. S’attelant à la composition d’un album plus que personnel, il prend le temps d’affiner ses compositions et s’inspire aussi bien de Stevie Wonder que de Leonard Cohen pour les besoins de son premier disque sous son nom propre.
Sorti en septembre 2008, Stories From A Safe House est un album à la fois léger et presque acoustique (les sonorités électroniques sont réduites au strict minimum) dans lequel il distille un blues assez guilleret, flirtant parfois avec la bossa-nova. Reconnu comme album majeur dans la carrière de Coltman, Stories From A Safe House pourrait bien être pour ce Parisien d’adoption le début d’une florissante carrière personnelle.
 

Copyright 2008 Music Story Benjamin D'Alguerre