02/06/2010 -
Le saxophoniste Hakon Kornstad est reconnu non seulement pour ses prouesses techniques et pour l’intelligence émotionnelle de son jeu mais également pour sa volonté d’expérimenter au sein d’une grande variété d’atmosphères différentes.
Sur Dwell Time (Jazzland, 2009), son nouvel album, les morceaux, plutôt intimistes, n’appartiennent qu’à lui. Il s’agit d’un album solo dans tous les sens du terme.
Au long de ces huit compositions, nous sommes invités à parcourir toute une gamme de sentiments. De “Still One” et sa solitude méditative à “Oslo”, en passant par le bien nommé “Noir”, Kornstad nous étonne par sa capacité à exprimer un large spectre d’émotions grâce à son sax ténor, son sax basse ou sa flûte qui viennent s’adjoindre à des boucles jouées live. Enregistré dans la Sofienberg Church à Oslo, l’album est produit par Kornstad lui-même.
« Quand j’ai enregistré Single Engine en 2007, j’étais désireux d’exprimer une certaine diversité », déclare Kornstad. « Avec Dwell Time, les choses étaient différentes. Je voulais m’installer dans une atmosphère bien précise et y demeurer. La musique a été créée ainsi, en ce lieu et ce temps précis, sans aucun overdubbing ou editing conséquent. La Sofienberg Church à Oslo offre une acoustique excellente qui constitue une réelle source d’inspiration. Cet album est le fruit de quelques nuits passées là-bas en janvier, suivies d’un sérieux tri dont vous pouvez entendre le résultat ici. »
Encensé par la critique pour son travail en compagnie d’artistes ou de groupes tels que Wibutee, Bugge Wesseltoft, Sidsel Endresen, Eivind Aarset, Havard Wiik, Ingebrigt Haker Flaten et Anja Garbarek, Hakon Kronstadt a toujours vu ses nombreux enregistrements être loués pour leur musicalité.
Dwell Time fait suite à Single Engine, son premier album solo sorti chez Jazzland en 2007. Après l’accueil chaleureux qu’a connu ce dernier, Kornstad emprunte aujourd’hui une nouvelle voie traversant un paysage musical plus mesuré.
Atmosphérique et, par moments, d’un romantisme ensorcelant, Dwell Time exige de l’auditeur qu’il entre dans un état presque méditatif. Avec cet album, nous plongeons dans une contemplation où l’agressivité des expériences musicales passées de Kornstad est tempérée par la maturité.