Parti de Clermont-Ferrand il y a quatre ans, le duo Cocoon a fait un beau voyage. Leur premier album a déniché du platine (plus de 100.000 exemplaires vendus) dans un marché du disque pourtant bien asséché, ce qui constitue déjà un genre d’exploit olympique pour un groupe débutant, jouant un folk d’inspiration américaine chanté dans sa langue originale. Pour faire court, on dira que Mark Daumail et Morgane Imbeaud ont touché juste, et que leurs chansons “Chupee”, “On My Way”…) ont œuvré comme des miroirs auprès d’une génération sensible et émotive.
Le nouveau périple entrepris par le groupe conduit aujourd’hui à Where The Oceans End, dont le titre déjà ouvre les voiles à de grandes ambitions vagabondes. Ces envies d’ailleurs sont portées par des fantasmes littéraires et picturaux nés de l’heroic fantasy, de l’Histoire sans fin, des jeux vidéos ou encore des contes prodigieux du roi japonais de l’animation, Hayao Miyazaki.
Le duo parvient souvent à se hisser à hauteur de ses modèles (Sufjan Stevens, Love, Divine Comedy…) et à en tutoyer l’exigence, la méticulosité d’orfèvre, la science chirurgicale des arrangements ainsi que la volupté vocale. Enregistré en compagnie de Ian Caple, producteur anglais au CV vertigineux (Bashung, Tindersticks…), Where The Oceans End aura également bénéficié des arrangements de cordes d’un maître du genre, Dickon Hinchliffe des Tindersticks,
Là où les océans s’arrêtent débute avec le premier single “Comets”. Mis en images sur une plage de Belle-Ile-en-Mer, ce titre convoque à sa table les chansons de marins, les promesses au long cours et une baleine volante… Tout un programme qu’on retrouvera sur la route dès cet automne, avec une escale au Casino de Paris le 13 décembre.
Cocoon, nouveau single “Comets”, déjà disponible.
Nouvel album Where The Oceans End, disponible à partir du 18 octobre 2010 en digital. Sortie physique le 25 octobre 2010.
Clip de “Comets” par Cocoon