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L’aventure musicale du Norvégien Bernhoft commence par une vidéo live hallucinante de son titre “Cmon Talk”. Coiffé d’une houppette et le visage orné de lunettes, il s’installe seul face à un micro avec guitares, pédales sampler et clavier Rhodes. 


Visuellement, le spectacle s’annonce déjà très prometteur puis démarre un autre instrument invisible : une  voix unique gorgée de soul et de groove. Bernohft nous offre ensuite une performance organique faite de boucles et de samples qui régale instantanément les yeux et les oreilles.


Déjà reconnu en Scandinavie, sa vidéo l'entraîne dans une nouvelle histoire. Ellen DeGeneres, animatrice habituée à débusquer les talents, l'invite alors dans son show à New York.


Difficile de croire que Bernhoft fut le leader de deux groupes heavy rock : Explicit Lyrics puis Span, très influencés par Soundgarden, Led Zeppelin ou les Foo Fighters.


Mais Bernhoft ne renie rien, pour lui la soul, le blues et le rock ont les mêmes racines, toutes issues du clash des cultures et du besoin de raconter. Bercé dès l’enfance par la mixité des genres grâce à un père chanteur d’opéra et une mère professeur de musique, Bernhoft écoute sans cesse des artistes comme Michael Jackson, Prince ou Marvin Gaye et beaucoup de Gospel. Les fondations soul sont déjà posées lorsqu’il apprend à jouer du tuba et de la guitare mais c’est sa voix qui le propulsera dans l’univers Rock. 


L’aventure sera de courte durée et en 2008, sort le premier album solo de Bernhotf “Ceramik City Chronicles” ancré dans la soul 70’s de Curtis Mayfield, Sly and The Family Stone et Stevie Wonder.


Durant la tournée qui suivra cette sortie, il doit faire face à une crise financière personnelle qui le poussera à réduire les coûts de production de ses concerts. Il cherche alors à dépasser ses limites et exploiter les moindres sons qu’il peut produire seul et décortique ses chansons note par note. Au fur et à mesure, il devient “un groupe à lui tout seul”.  Il se bâtit alors une excellente réputation de performer live au Danemark, en Angleterre et en Allemagne.


En se redécouvrant sur scène, Bernhoft se redécouvre aussi en studio sur l’enregistrement du second album “Solidarity Breaks”, réalisé et produit à Londres.


Effectivement, pour cet opus, il compose ses titres comme il les joue sur scène en partant des textes qu’il écrit, “Cmon Talk” est le gimmick sur lequel Bernhoft appuiera la structure de la chanson. Véritable bijoux pop soul,  il y évoque sa famille et la difficulté de communiquer avec ses proches. Dans  “Solidarity Breaks”, les thèmes de la solidarité, de l’intimité, de l’échange sont traités sous toutes leurs formes, comme sur “Good Intention” où Bernhoft fait preuve d’indulgence envers l’humanité qui voit ses bonnes intentions se révéler désastreuses ou comme  sur “Choices” qui parle  du désamour. Ce sont des textes forts sublimés par des mélodies soul et Funk 70’s  servies par une voix suave modulée et maîtrisée digne des plus grands soulmen. On retrouve aussi les envolées suaves de Prince sur une reprise jouissive de “Shout” de Tears for Fears.  


Avec “Solidarity Breaks”, composé en solo à Oslo, Bernhoft nous procure 11 titres et autant d’interprétations qui prouvent que l’homme-orchestre a surtout l’âme orchestre.