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- 06.02.09 — “Some People Have REAL Problems”, le nouvel album de Sia
Le nouvel album de Sia, Some People Have Real Problems, nous fait découvrir une artiste unique considérée par les initiés comme l’une des chanteuses/songwriters les plus talentueuses de ces dernières années. Pour ce disque, elle a bénéficié de l’aide d’amis tels que Beck (on le retrouve sur “Academia”) ou des membres de Turin Brakes qui ont co-écrit certains des titres. Some People Have Real Problems est produit par Jimmy Hogarth, connu pour son travail avec Corinne Bailey Rae, James Morrison, James Blunt et Amy Winehouse.
Peut-être n’en avez-vous pas conscience, mais il y a de grandes chances pour que vous connaissiez déjà la musique de Sia. Vous avez pu l’entendre chanter sur les albums Simple Things, When It Falls et The Garden de Zero 7. Dans le dernier épisode de “Six Feet Under”, on retrouvait sa chanson “Breathe Me” qui accompagnait les cinq dernières minutes de la série. Si vous êtes un aficionado de YouTube, il se peut que vous ayez déjà visionné le clip du titre “Buttons” qui figure sur ce nouvel album. Mis à l’honneur par le célèbre blogueur Perez Hilton, ce clip est devenu l’une des vidéos musicales les plus partagées et la deuxième vidéo musicale la plus regardée sur le site. Se hissant dans le Top 10 des vidéos musicales et dans le Top 40 toutes vidéos confondues sur Internet, “Buttons” est devenu un tel phénomène que les internautes mettent à présent en ligne leurs propres versions du clip. Un coup d’œil rapide à YouTube permet de prendre conscience du succès croissant de cette artiste unique : ses clips ont été visionnés par des dizaines voire des centaines de milliers de visiteurs.
Sia est une émigrée australienne vivant actuellement à Los Angeles après avoir été un temps londonienne. Elle a commencé sa prodigieuse carrière en Australie à l’âge de neuf ans dans le groupe de son père The Soda Jerx.
Quittant l’Australie pour l’Angleterre, elle collabora avec Zero 7 et sortit également deux albums solo, Healing Is Difficult (2002) et Colour The Small One (2004).
Ces enregistrements lui valurent des critiques dithyrambiques, The Sunday Times louant “une voix aussi puissante qu’une corne de brume et aussi délicate qu’un murmure” alors qu’Esquire célébrait un disque “d’une rare beauté”.Sia, nouvel album Some People Have Real Problems, déjà disponible.
Sia Kate Isobelle Furler, du nom donné par ses parents musiciens, compte à son actif de nombreuses chansons. Bien que le nom de cette artiste australienne ne soit pas encore connu de tous, sa voix a en déjà conquis plus d'un...A commencer par le groupe Zero 7 et leur public ! Née à Adélaïde, Sia grandit dans la rue où se rassemble la communauté hippie australienne. "Tout le monde était musicien ou bien travaillait pour le cirque Oz". Ses parents jouaient dans un groupe rockabilly, The Soda Jerks et son père, "un vrai cinglé", était guitariste au sein des Men At Work. En dehors de quelques interprétations de chants communautaires hippies, les choses sérieuses débutèrent à 17 ans pour Sia, lorsqu'elle rejoint Crisp, un groupe de Jazz-Funk. "Nous nous trouvions avant-gardistes mais c'est vrai qu'on était plutôt limite...". L'inspiration des textes est à chercher plus en profondeur. Après trois ans sur scène avec Crisp, elle prend un billet open pour un tour du monde et décide de rejoindre, après avoir vécu des moments inoubliables aux quatre coins du monde, son premier amour, Dan, à Londres. Une semaine avant son arrivée, elle apprend le décès de ce dernier. "Le décès de Dan m'a vraiment bouleversé, Je ne ressentais plus rien. J'étais vide. Mon premier album était vraiment marqué par l'abstraction. Le nouveau est de l'ordre du sentiment." Avec "Taken for Granted", le premier single de Sia en Angleterre, marque l'année 2000 : sa voix singulière posée sur les violons du Roméo et Juliette de Prokofiev sur un rythmique urban lui font gagner le soutien des figures R'n'B de Radio 1 Trevor Nelson et Jo Whiley. Son premier album Healing Is Difficult, s'impose comme possible révélation R'n'B anglaise. Puis c'est la consécration via la collaboration avec Zero 7, les AIR anglais. Avec deux morceaux sur leur classique 1er album Simple Things, Sia devient la voix fédératrice du groupe phare de la scène downtempo anglaise. Pour Sia, c'est la première tournée avec Zero 7 qui a tout déclanché. Légèrement embarrassée, elle avoue : "C'est à ce moment que j'ai vraiment commencé à écouter de la musique ! Mes rencontres musicales étaient accidentelles : en club, en voiture, dans les ascenseurs... Avec pour seuls albums, une anthologie The Jackson 5 et le Grace de Jeff Buckley. Puis ce fut la tournée durant laquelle les membres de Zero 7 parlaient d'artistes totalement inconnus pour moi ! J'ai acheté un discman pour écouter James Taylor, Nick Drake, Harry Nilsson, Randy Newman et Django Bates... Ce fut la révélation !" Mais de son propre aveu, Sia traverse ensuite une période un peu trouble. Celle du doute que peut connaître une artiste suite à une consécration que Sia juge éphémère et frustrante. Le succès avec Zéro 7 la confortait dans son envie de faire de la musique mais la fragilisait tout autant. Aujourd'hui, forte d'une collaboration avec Beck, de nouveaux titres sur le deuxième opus de Zero 7 et d'un nouvel album intime et délicat, Colour The Small One, Sia assume ses cicatrices et revendique enfin fièrement ses compositions.
