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GRACE
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Son actualité
- 15.09.08 — Grace, “Hall of Mirrors”
- “Je chante le blues...” C'est Grace qui l'affirme, et on la croit volontiers, tant sa voix évoque les plus grandes vocalistes du style. Blues, d'accord, mais sans bourdon ni cafard. S'il fallait dénicher un message dans les chansons de Grace, ce serait plutôt une prière d'espoir, de tolérance et de fraternité. Rien de baba ou de hippie, pourtant, chez cette Américaine née de parents musiciens, élevée entre Canada, Afrique, Inde et Europe. Au cours de ses pérégrinations à travers la planète, Grace a beaucoup observé, beaucoup appris, que ce soit auprès des griots sénégalais ou des soufis indiens. Fille spirituelle de Tina Turner et de Bob Marley, sa musique oscille entre folk, reggae, blues et soul, avec une sincérité et une émotion qui frappent d'emblée. Son premier album, Hall of Mirrors, elle l'a conçu comme une déclaration d'amour, un véritable échange : “Tout ce que j'ai appris, j'essaie maintenant de le transmettre à ma façon” dit-elle encore. Belle façon. Amazing Grace...
Premier album Hall of Mirrors (sortie le 6 octobre 2008), annoncé par le titre “Imagine One Day”, déjà disponible sur toutes les plateformes de téléchargement.
Sa biographie
Rien que le prénom met déjà sur la piste. Grace, dans le langage théologique, est synonyme de faveur, d'affection et de bienveillance. Dans la langue de tous les jours, le mot évoque le charme, la douceur et la beauté. Ce mélange de tendresse et de spiritualité, de chaleur et de suavité, justement, c'est tout Grace. Une chanteuse à part, unique, “hors format” comme elle dit modestement. Et son premier album, intitulé Hall of Mirrors, est à son image : un recueil de folk, de blues, de reggae et de soul à la sincérité et à l'émotion communicatives.
Communiquer, c'est le leit-motiv de Grace. Chanter pour toucher les gens, “pour leur faire kiffer la vie”. Pour transmettre aussi, tout ce qu'elle a pu apprendre au cours d'une jeune existence déjà bien remplie. C'est que Grace, sous ses allures de princesse orientale un brin mystérieuse, est une sacrée bourlingueuse. Américaine née au Canada, elle a passé son enfance dans le sillage de ses parents musiciens, entre concerts et tournées : “J'ai appris à marcher dans un bus, raconte t-elle en souriant. Nous vivions dans une ferme de la Nouvelle Écosse, sans eau ni électricité. J'ai appris très tôt ce qu'était l'écologie...”
Elle a sept ans quand ses parents se séparent. Elle suit alors sa mère, engagée dans une mission humanitaire au Kenya. Une deuxième enfance, africaine celle-là, qui marquera à la fois sa vie et sa musique. L'Afrique, elle y retournera souvent, notamment pour étudier l'art des griots, entre Sénégal et Éthiopie. Une soif de connaissances qui l'emmènera jusqu'en Inde, où elle s'imprégnera de yoga et de musique soufi.
Nomade insatiable, Grace a vécu aussi en Alsace, au pied des Vosges (“J'en ai gardé de merveilleux souvenirs de vendanges et de mirabelles...”), en Californie, où elle a milité pour la reconnaissance des peuples amérindiens au sein d'une association nommée Survival, ou encore dans un squat au cœur du Montana (“J'en ai été chassée un jour par un grizzly !”, avoue-t-elle en éclatant de rire) et à Paris, rue des Abbesses. Comme elle dit : “Je suis une chanteuse de blues américaine, avec des racines européennes et le cœur en Afrique.”
Des influences planétaires qu'on retrouve bien sûr dans sa musique. Fille spirituelle de Tina Turner et de Bob Marley, Grace évolue entre ballades soul et rythmes reggae, folk-blues et musiques du monde, avec une aisance qui évoque les plus grandes vocalistes de jazz et de gospel. Sans fioritures inutiles ni arrangements racoleurs, elle impose, à la seule force d'une voix exceptionnelle gorgée d'émotion, des chansons bien singulières mais aux thèmes universels, qui parlent d'espoir, de tolérance, d'amour et de fraternité. La sensation d'être perdu, alors qu'il suffit souvent d'ouvrir les yeux pour avancer, dans “Lost”, la difficulté des rapports amoureux sous forme de jeu cruel, dans “Gambler” ou “Open Road”, la rébellion contre l'égoïsme qui fait tourner le monde, dans “Imagine one day”, ou l'affirmation que la vraie richesse est celle du cœur, dans “Bang Bang”.
Au hasard des morceaux, au gré d'harmonies familières ou de clins d'œil musicaux, on croise John Lennon, Stevie Wonder ou Ike et Tina Turner (“Working Together”, une reprise à l'efficace simplicité), poésie soufi, guitares africaines et scansions ragga. Un Hall of Mirrors étincelant et révélateur, où chacun peut dénicher son propre reflet.
“Mes chansons me dévoilent, alors que je suis plutôt quelqu'un de timide, qui aime être voilée...” avoue Grace. Ce n'est pourtant pas l'impression qu'elle donne sur scène, entre transe tournoyante, émotion recueillie et énergie conviviale. “Pour moi, chanter c'est échanger” dit-elle encore. Un libre-échange qu'on reçoit de bonne grâce. Amazing Grace...
Communiquer, c'est le leit-motiv de Grace. Chanter pour toucher les gens, “pour leur faire kiffer la vie”. Pour transmettre aussi, tout ce qu'elle a pu apprendre au cours d'une jeune existence déjà bien remplie. C'est que Grace, sous ses allures de princesse orientale un brin mystérieuse, est une sacrée bourlingueuse. Américaine née au Canada, elle a passé son enfance dans le sillage de ses parents musiciens, entre concerts et tournées : “J'ai appris à marcher dans un bus, raconte t-elle en souriant. Nous vivions dans une ferme de la Nouvelle Écosse, sans eau ni électricité. J'ai appris très tôt ce qu'était l'écologie...”
Elle a sept ans quand ses parents se séparent. Elle suit alors sa mère, engagée dans une mission humanitaire au Kenya. Une deuxième enfance, africaine celle-là, qui marquera à la fois sa vie et sa musique. L'Afrique, elle y retournera souvent, notamment pour étudier l'art des griots, entre Sénégal et Éthiopie. Une soif de connaissances qui l'emmènera jusqu'en Inde, où elle s'imprégnera de yoga et de musique soufi.
Nomade insatiable, Grace a vécu aussi en Alsace, au pied des Vosges (“J'en ai gardé de merveilleux souvenirs de vendanges et de mirabelles...”), en Californie, où elle a milité pour la reconnaissance des peuples amérindiens au sein d'une association nommée Survival, ou encore dans un squat au cœur du Montana (“J'en ai été chassée un jour par un grizzly !”, avoue-t-elle en éclatant de rire) et à Paris, rue des Abbesses. Comme elle dit : “Je suis une chanteuse de blues américaine, avec des racines européennes et le cœur en Afrique.”
Des influences planétaires qu'on retrouve bien sûr dans sa musique. Fille spirituelle de Tina Turner et de Bob Marley, Grace évolue entre ballades soul et rythmes reggae, folk-blues et musiques du monde, avec une aisance qui évoque les plus grandes vocalistes de jazz et de gospel. Sans fioritures inutiles ni arrangements racoleurs, elle impose, à la seule force d'une voix exceptionnelle gorgée d'émotion, des chansons bien singulières mais aux thèmes universels, qui parlent d'espoir, de tolérance, d'amour et de fraternité. La sensation d'être perdu, alors qu'il suffit souvent d'ouvrir les yeux pour avancer, dans “Lost”, la difficulté des rapports amoureux sous forme de jeu cruel, dans “Gambler” ou “Open Road”, la rébellion contre l'égoïsme qui fait tourner le monde, dans “Imagine one day”, ou l'affirmation que la vraie richesse est celle du cœur, dans “Bang Bang”.
Au hasard des morceaux, au gré d'harmonies familières ou de clins d'œil musicaux, on croise John Lennon, Stevie Wonder ou Ike et Tina Turner (“Working Together”, une reprise à l'efficace simplicité), poésie soufi, guitares africaines et scansions ragga. Un Hall of Mirrors étincelant et révélateur, où chacun peut dénicher son propre reflet.
“Mes chansons me dévoilent, alors que je suis plutôt quelqu'un de timide, qui aime être voilée...” avoue Grace. Ce n'est pourtant pas l'impression qu'elle donne sur scène, entre transe tournoyante, émotion recueillie et énergie conviviale. “Pour moi, chanter c'est échanger” dit-elle encore. Un libre-échange qu'on reçoit de bonne grâce. Amazing Grace...
