J Julian Cope est né le 21 octobre 1957 à Mid Glamorgan au Pays de Galles où il passe une partie de son enfance. Après plusieurs déménagements, sa famille s'établit à Tamworth (Staffordshire). Julian Cope poursuit ensuite ses études à Liverpool (North West England) où il commence à s'intéresser au rock. En plein été du punk, Julian Cope forme avec Ian McCulloch futur leader de Echo and the Bunnymen, l'éphémère groupe Crucial Three. Les deux têtes d'affiche à venir se brouillent lorsque Julian Cope vire Ian McCulloch de A Shallow Madness, autre tentative de groupe peu fructueuse.

Les choses changent avec la formation de The Teardrop Explodes en 1978. Julian Cope et sa bande participent au post-punk aux côtés de Magazine, Joy Division, ou The Psychedelic Furs. Justement, Julian Cope lui-même consommateur invétéré de LSD à cette époque, s'empresse de ré-introduire des éléments psychédéliques dans le rock abrupt de la période. Le tout donne deux albums incandescents que sont Kilimanjaro (1980) et Wilder (1981). Malgré sa courte existence, The Teardrop Explodes devient un groupe culte et précurseur du néo-psychédélisme.

La fin du groupe plonge Julian Cope dans une période de dépression et d'excès. On peut alors le croire perdu pour la musique à l'instar d'un Syd Barrett ou d'un Roky Erikson. Cette impression est renforcée par la sortie à six mois d'intervalle en 1984 de World Shut Your Mouth et Fried, qui laissent un sentiment d'inachevé. Par chance pour Julian Cope, le public anglais suit et rassure l'âme tourmentée du créateur. A tel point que Julian Cope se transforme en un singulier ange du rock sur Saint Julian, son plus important succès. 

Ce n'est qu'un début pour cet artiste extrêmement complexe qui va alterner le sublime et le bizarre tout au long de sa carrière. My Nation Underground (1988), Skellington (1989), et Droolian (1990), constituent les rampes de lancement vers le chef d'oeuvre absolu de Julian Cope. Peggy Suicide en 1991 est l'un d'un rares albums où Julian Cope arrive à concilier ses humeurs fantasques, sa noirceur indélébile, son timbre de voix pénétré, avec des compositions presque classiques. Sur le suivant, Jehovakill en 1992, les obsessions religieuses et mystiques de Julian Cope viennent alourdir un album qui reste passionnant à bien des égards. 

Le goût du bizarre de Julian Cope s'affirme dans Rite en 1993 où il mixe krautrock et funk psychédélique. 20 Mothers en 1995 aborde vingt thèmes différents en l'espace de vingt chansons, pour un album de bricolages géniaux. Interpreter (1996) et Rite 2 (1997) sont encore marqués du sceau du génie farfelu de Julian Cope. Passionné d'antiquités et véritable spécialiste du Néolithique, Julian Cope consacre à partir de 1998 de plus en plus de temps à ces passions annexes après la sortie de son livre The Modern Antiquarian. Déjà féru de paganisme et d'occultisme, Julian Cope laisse facilement percer ses différentes obsessions dans sa musique. 

Dans les années deux-mille, seul Citizen Cain'd en 2005 retrouve la splendeur passée de ses éclats psychédéliques. Julian Cope se consacre en effet désormais autant à sa vie d'auteur que de musicien où ses projets manquent d'une vraie cohérence. Psychedelic Revolution en 2012 fait part des idées politiques de Julian Cope, qui dédie le double album à Che Guevara et à la pasionaria palestinienne Leïla Khaled. Hormis un propos qui n'engage que son auteur, Psychedelic Revolution apparaît comme un album brinquebalant de plus dans une discographie vraiment difficile à suivre sur la longueur.

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