Y’a du Souchon dans l’air Tout sur Souchon dans l'air

Y’a du Souchon dans l’air

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“Souchon dans l'air” : 14 artistes exceptionnels rendent hommage à Alain Souchon sous la direction artistique de ses fils Pierre et Charles Souchon (alias Ours). 

Certains créateurs s’incarnent bien en statues de bronze ou en arcs de triomphe. On emmène à leur pied des classes d’enfants sommés d’admirer, des collégiens embarrassés, des touristes bouche bée. Ils regardent en contre-plongée en clignant des yeux à cause du soleil et repartent avec des selfies un peu flous. 
Mais il y a un artiste avec qui on n’y arriverait pas. On ne peut le sculpter ni dans le marbre ni dans l’or. Peut-être parce qu’il est trop précieux, ou trop près, ou trop en nous. Oui : c’est ça, trop en nous, en notre cœur et notre mémoire, pour qu’il soit possible d’en faire une grande icône de place publique. 
Alain Souchon est ainsi. Un immense artiste ? Un auteur, compositeur et interprète d’une importance majeure dans l’histoire de la chanson ? Un compagnon de route, d’émotions et de vie pour des millions de francophones ? Évidemment. Pourtant, on ne pouvait pas lui bâtir un hommage tout en majuscules et en néon. Il fallait être léger, profond, gracieux. Ne pas faire sonner de lourdes cloches ni résonner de grosses trompettes. Ça ne pouvait se construire avec des limousines garées devant le studio et des managers survoltés avec un téléphone dans chaque main. 
Pourtant, l’idée était top of the list depuis bien longtemps. En une quarantaine d’années, Souchon a gravé la bande-son de tellement de vies, il a donné tellement d’hymnes à tellement d’amours, de mélancolies, de révoltes et de sérénités… « Il ne fallait pas que ce soit fait n’importe comment », résume Charles Souchon, alias Ours
Car la tâche lui est revenue, avec son frère Pierre, d’assurer la direction artistique de l’hommage à Alain Souchon. Un labour of love naturel, en pente douce, sans fracas, rassemblant « des artistes dans le ton, dans l’humeur, dans une famille de gens qui aiment la chanson », comme dit Pierre.
Les deux Souchon ont choisi de se laisser guider seulement par les chansons, « de trouver qui était capable d’incarner chacune d’elles, mais aussi de se restituer ce que l’on a vu dans des concerts, ces élans spontanés d’artistes qui reprennent des chansons de notre père », comme dit Ours. Alors ce sera “Allô Maman bobo” par Brigitte, “Quand j’serai KO” par Mathieu Boogaerts, “Rame” par Jeanne Cherhal, “Y’a d’la rumba dans l’air” par Katerine… 
Des choix rétrospectivement évidents, comme si les chansons étaient nées avec ces interprètes-là : « Quand on écoute “Le Baiser”, on entend dans la mélodie la voix de Vanessa Paradis », explique Pierre. Alors ce sera elle… Et Benjamin Biolay pour “La Vie ne vaut rien”, et Arthur H pour “J’ai 10 ans”, et Juliette Armanet pour “Ultra moderne solitude” – tous ayant grandi dans Souchon, avec Souchon, par Souchon…
Au passage, se révèlent des instants troublants. Jean-Louis Aubert enregistre “Et si en plus y’a personne”, qu’il avait chanté sur scène aux Restos du Cœur, hors du show télé, quelques jours après les attentats de 2015. Oxmo Puccino dépayse “Poulaillers’ Song” – « la seule chanson qui ait été un peu tordue par rapport à l’original », remarque Ours.
La quasi-totalité de l’album est arrangée par Renaud Letang, démiurge du Studio B chez Ferber, souvent complice d’Alain Souchon, qui réalise avec le respect serein d’un travail en connivence. Comme dit Ours, « notre père est sautillant dans l’écriture, moderne dans le phrasé, avec des thèmes qui ne sont pas démodés. Il fallait garder ses ambiances, ne pas refaire les chansons en salsa ou en funk. » Renaud Letang était parfait dans sa compréhension de l’esprit et du climat des chansons. Son complice Gonzales enregistre un “Foule sentimentale” instrumental. Il accueille Izia pour une “Ballade de Jim” énergique mais en apesanteur Tété dans un “Bidon” résolument beatlesien… Seul -M- s’est produit lui-même avec “Sous les jupes des filles” en reggae flamboyant. 
La carrière étourdissante de Souchon ne se résume pas en quatorze titres et il a vite fallu convenir qu’il y aura deux volumes. Comment partager ? Le premier album sera constitué des plus grands succès incontournables, comme un best of à plusieurs voix. Le second surprendra encore plus : « On a laissé choisir ».
Y’a du Souchon dans l’air. A suivre …

Album “Souchon dans l’air – Vol. 1”, maintenant disponible



- TRACKLISTING -

01.    Foule Sentimentale (Intro) - Chilly Gonzales
02.    Quand j’serai K.O - Mathieu Boogaerts
03.    Le Baiser - Vanessa Paradis
04.    J'ai dix ans - Arthur H
05.    La ballade de Jim – Izïa
06.    Y a d' la rumba dans l'air – Katerine
07.    La vie ne vaut rien - Benjamin Biolay
08.    Ultra moderne solitude - Juliette Armanet
09.    Et si en plus y’a personne - Jean-Louis Aubert
10.    Sous les jupes des filles - -M-
11.    Poulaillers’ Song - Oxmo Puccino
12.    Rame - Jeanne Cherhal
13.    Bidon – Tété
14.    Allo maman bobo – Brigitte

 

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