“12345”, mais qui est Yoothie ? Tout sur Yooth

“12345”, mais qui est Yoothie ?

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Ici, ce qui importe, ce ne sont pas les certitudes, les schémas types, les habitudes. Démarrer de zéro et danser. Écouter d'abord. 1, 2, 3, 4, 5. C'est un conte à rebours, c'est la promesse de recommencer, c'est un film dont on serait le héros. C'est surtout une chanson mantra, une mélodie électronique qui écarte les nuages de la réalité et déchire le continuum espace-temps. Une main tendue pour l'aventure, loin des évidences. Proche du cœur qui bat encore.
Yooth, auteur-compositeur-interprète, porte bien son nom. Elle n'est pas cette obsession contemporaine qui traque impitoyablement les rides. Non. Elle est le retour, l'avant, la possibilité d'y croire encore. L'enfance réactivée.
“12345” évoque la fugacité, ce temps qui passe inexorablement, ce besoin de revenir au commencement des choses. The spirit of the beginner si cher aux Américains. C'est donc une histoire de boucles, de spirales magiques, c'est un trip, un voyage, du divertissement avec un sens. C'est une chanson spontanée, joyeuse, lumineuse.
 



Dans le clip, on découvre Yoothie, créature qui débarque de l'espace. Peut-être. Yoothie peut également être l'incarnation d'un vœu lancé par un enfant. C'est un ami qui nous a choisi, c'est l'étranger qui efface les frontières, c'est un vieillard, un gamin, un homme, une femme, c'est une porte qui s'ouvre sur le désert d'Arizona (où a été tourné le clip) et sur tous les déserts qui offrent à l'humain depuis toujours la chance de se retrouver, c'est presque une nouvelle langue, celle du corps, oubliée. Yoothie appartient à l'imagination de celui qui écoute, qui voit. Il projette et on projette. C'est un monstre qui n'effraie pas, c'est une créature peluche, qui ne parle pas et qui danse. Yooth le rencontre. Ils partent ensemble, dansent encore, tombent amoureux, qui sait ? Ils sont et c'est tout ce qui compte. Vivre l'instant, c'est refuser d'abdiquer. C'est l'éternité qui frappe à la porte. 
Mais Yooth n'est pas que ce décorum sous influences, à la poésie fragile et intense. C'est avant tout cette voix de sirène urbaine, qui convie autant qu'elle caresse. C'est un peu comme si Kate Bush devenait l'héroïne d'un roman de Boris Vian. C'est l'art subtil du décalage, du mélange des genres, c'est la fête, l'évasion, un beat imparable, des mains qui claquent et un refrain indélébile.
Yooth vit entre la France et les États-Unis. Elle a étudié la philosophie, entre autres choses, à la prestigieuse Tisch School of the Arts, à l'université de New York. Comme Lady Gaga. Elle est belle comme une promesse tenue. Elle parle comme elle chante, aérienne et intime, enfantine et consciente.
La toute première image du clip de “12345” est un panneau dead end. Voie sans issue. C'est souvent ainsi que débutent les meilleures histoires, quand il faut dépasser l'impossible. Tracer une route qui n'existe pas encore. Et tout recommencer. Yooth

Yooth, “12345” (Feat. Mo Cushle), maintenant disponible

 

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